T. 28, éd. de Ki^lil, p. 303. Des Mensonges imprimés
et son épouse, la jeune Octavie ou la jeune Popée ? Quel l'apport des débauches et des larcins de quel (pies écoliers fripons avec les plaisirs du maître du monde ^ ? » Et ailleurs" : « C'est le comble de l'absurdité d'avoir pris de siècle en siècle cette satire pour l'histoire secrète de Néron ; mais, dès qu'un préjugé est établi, que de temps il faut pour le détruire ! y>
Aux yeux de Voltaire, Pétrone est « un jeune écolier^, un jeune homme obscur, qui n'eut de frein ni dans ses mœurs ni dans son style ^ ». Il félicite les éditeurs de la Bibliothèque des romans di2i\o\v mis Pétrone à la tête des plus singuliers romans de l'antiquité ^ (c II y aplusloin, dit-il, deïrimalcion àNéron que de Gilles à Louis XIV », et il ajoute : « Il est aussi ridicule d'attribuer ce roman à un consul, que d'imputer au cardinal de Richelieu un prétendu testament politique dans lequel la vérité et la raison sont insultées presque à chaque liffnel »
Le jugement de Voltaire est repris par La Harpe qui, ici encore, ne paraît pas s'être mis beaucoup en peine de se faire une opinion personnelle. « Il est très probable, écrit-il", que cette rhapsodie est de quelque élève de l'école des rhéteurs, d'un jeune homme qui n'était pas sans quelque talent, et qui a choisi la forme la plus commode pour joindre ensemble ses ébauches de littérature et de poésie et le tableau de la mauvaise compagnie où il avait vécu. »
Pétrone peut bien avoir été des petits soupers de Potsdam.