‹ Pétrone au Moyen Âge et dans la littérature françaiseChapitre 7 sur 25 · Vie de M. Pithou, t. I, p. 222 (i · texte numérisé non relu

Vie de M. Pithou, t. I, p. 222 (i

cette cditiuii qu'il en donna en Ij87, je crois devoir remarquer que, dîuis le temj)S intermédiaiie, il en avait paru plusieurs éditions \ »

ritliou eut k >e feli(ûter de sa résolution, car son Pétrone fut accueilli par les jugements les plus favorables des érudits. Juste Lipse en particulier lui écrit: « Immensum tibi, Pithœe, Petroniiis débet : liceat et mihi, si fas est, venire in partem nominis tui, etc. » (L. V, Epist. XIX..) Dans un autre passage, il avait vivement loué Pétrone, protestant que pour un esj)rit chaste, il n'est aucun danger à le lire : c( Fréquenter soleo a gravioribus libris animum quasi in ludum mittere ad scriptores amœniores, quo in numéro Petronium repono, quidquid dicant illi frontis severae. Et tua fide, P. Pitbœe, vidistin' quidquam venustius, argutius, post natas Musas? Non ego : abesset tantum nuda illa nequitia : qua tamen nihil otiéndor; joci me délectant, urbanitas capit : caetera nec in animo, nec in moribus meis magis labem relinquunt quam olim in llumine vestigium cymba. Ut vina apposita vinosum movent, invinium, ut antiqui loquebantur, non movent, sic ista animum jam ante improbum fortasse incitent, casto et castigato non adhèrent. Et sunt tamen inter Musaeos homines qui hune scriptorem fuisse velint; quibus nos certe, mi Pithœe, dissentimus -. » Que ces sages paroles soient la justification de tous ceux qui, comme Pithou, ont pris Pétrone pour sujet de leurs études !

Eu cette même année 1587, Pithou se souvient de l'auteur qu'il vient de publier, dans une Epitre à J. -Auguste de Thou, où il lui retrace les devoirs qu'impose au nouveau président à mortier la triste situation de la France, en proie à la guerre civile^. Voici les réminiscences de Pétrone qu'on retrouve dans cette épître :

Pithou, V. 23. — Et sibi quisquc Deos avido certamine fingit.

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