V. 13. — Jam sibi quisque deos avido certamiae fingit
Pithou, V. 27 seq. — perituraque Gallia primuin
Perdidit ipsa Deos ; vindictaeque acta furore. . .
sibique. . .
Facta sui merces mansit sine vindice prœda.
Cf. Petr. Trojœ halosis :
V. 53. — Peritura Troja perdidit primum deos. De heîlo civili : v. 142. — Vindictseque actus amore.
V. 50. — (Roma) ipsa sui merces erat et sine vindice praeda. Pithou, V. QQ. — Tempestas fati peragat mandata furentis. Cf. Petr., ch. 114. — Peragit intérim tempestas mandata fatorum.
P. Pithou était encore récent de son édition de Pétrone quand il commença, en 1593, à collaborer à la Satyre Ménlppée. Cependant on ne trouve dans cet éloquent pamphlet aucun souvenir du Safiricon. Les auteurs de la Ménlppée se proposaient en effet un objet trop différent de celui de Pétrone pour être amenés à lui faire des emprunts. Ils se sont contentés de justifier leur titre de Smyre Ménlppée appliqué à un écrit en prose mêlé de vers, en alléguant Yarron, imitateur de Menippus, et Pétrone. « Et Varron.... en fit de mesme en prose, comme depuis fit Petronius Arbiter, et Lucien en la langue grecque \ »
Parmi les poètes de la fin du xvf siècle, je ne vois guère que Mathurin Pégnier qui, dans ses écrits craints du chaste lecteur, n'ait pas hésité à faire à Pétrone des emprunts directs. Dans l'élégie IV, il imite librement, mais en retenant nombre d'expressions et de traits, ou parfois traduit presque littéralement l'épisode si scabreux de Polyasnos et de Circé. Voici, par exemple, comment il rend le galant madrigal du chapitre 126:
Quid factum est, quod tu, projectis, Juppiter armis, etc.
1. Discours de l'Imprimeur sur l'explication du mot de Higuiero d'infierno et d'autres choses qu'il a apprises de l'auteur. (Morceau ajouté à la 2^ édition de la Ménippée), p. 269, éd. Labitte, i84i.