Voir M. Fleinze, pp. 513 et-suiv
PÉTRONE ET LE ROMAN GREC 21 i
Ai-je besoin de rappeler au lecteur les songes de Lichas et de Tryphène, la description de la tempête, la visite à la pinacothèque; les discussions en règle sur le vaisseau, avant et après qu'Encolpe et Giton soient reconnus*? On trouvera de même, dans Pétrone, de ces phrases récapitulatives qui résument toute une suite des incidents traversés antérieurement par les personnages'^, et, comme souvent dans les romans, ces phrases font, ici aussi, partie de violentes invectives ou de quelque monologue plaintif.
Restons à ce point de vue et poursuivons le parallèle ; nous pourrons faire entre les deux groupes bien d'autres rapprochements. On trouvera peut-être forcé de mettre en regard des philtres du roman, qu'on croit philtres d'amour, mais qui causent la folie ^, l'usage et l'abus, dans Pétrone, d'un breuvage aphrodisiaque, le satureiim; mais il me paraît légitime de rapprocher d'autres incidents. Ainsi, dans les folles démonstrations de Gilon avec
1. Cf. dans Chariton, 11, à la fin, le débat où Callirhoë oppose à son intérêt propre celui de l'enfant qu'elle porte dans son sein et le discours qu'elle prête à Chéréas absent; et aussi le débat judiciaire sur la moralité de Thersander, à la fin du roman de Tatius. — Les délibérations, dans Pétrone, sont aux déclamations habituelles de l'école ce que furent aux plaidoyers du temps les discours des avocats des Plaideurs,
2. Chap. IX, p. 10, 31 et s. ; chap. lxxxii, p. 55, 9 et s. — Les romans grecs en sont tout parsemés. Voir ici l'Index au mot Résumés.