‹ PétroneChapitre 23 sur 115 · Mais cf. p. 40, à la fin de la n · texte numérisé non relu

Mais cf. p. 40, à la fin de la n

l'auteur 55

été ici observés et décrits avec bien plus de précision et d'exactitude que dans aucun écrivain latin. Que Pétrone ait vu de près ce monde particulier, €ela est certain. Mais est-on pour cela forcé d'admettre qu'il en ait fait partie et qu'il ait dû d'abord en sortir? On l'a supposé pour lui comme pour Plante, parce qu'ils ont peint avec vérité, sous des couleurs vives et variées, les classes inférieures de la société romaine. L'argument conduirait tout aussi bien, sinon mieux, à la conclusion contraire. Sortis des classes inférieures, ces écrivains auraient-ils décrit en détail, avec tant de relief, j'allais dire avec amour, mais incontestablement avec une patience scrupuleuse, et sans que leur souvenir s'en détournât, tant de ridicules et toutes les misères de leur ancienne condition?

On a, d'autre part, proposé, sur la question de savoir quelle fut la patrie de Pétrone, une hypothèse vraisemblable peut-être, intéressante h coup sûr par son point de départ. L'auteur d'une thèse italienne, M. Cesareo de Rome*, a remarqué qu'il y a, parmi les expressions et les locutions populaires du Satiricon^ de nombreux idiotismes qui se sont «conservés à Naples et que ne connaît pas le reste de l'Italie. 11 en conclut que, si Pétrone n'a pas écrit son roman à Naples, il y avait beaucoup vécu, et

Page 1