‹ PétroneChapitre 41 sur 115 · Lettres^ lxxxix^ J · texte numérisé non relu

Lettres^ lxxxix^ J

entre eux et les classes supérieures une barrière infranchissable. « Tu n'es pas de notre bande [nostrœ fasciœ) et voilà pourquoi tu railles les discours des pauvres. Nous savons que c'est ta sciencedes lettres qui te rend fier*. » Ainsi parle ua affranchi en se tournant vers Agamemnon. Aux esprits cultivés, aux hommes bien élevés [erudite^ mentes)^ qui sont le très petit nombre, on ne manquait pas d'opposer toujours et à toute occasion lesêtres incultes et grossiers {/erœ mentes)^. Le faible des petites gens est de sentir continuellement leur infériorité, d'en être obsédés, de ne pouvoir se tenir d'en parler et de vouloir à tout coup s'en excuser ^ : comme si, en pareil cas, toute explication et toute excuse n'impliquait pas u» aveu et n'emportait pas quelque chose d'humiliant L C'est qu'en fait un ancien esclave pouvait amasser une fortune ; étaler un luxe impudent ; certains jugements, le ton du discours, des échappées de langage vulgaire ne tardaient pas à déceler bientôt sous l'écorce le tronc, c'est-à-dire la basse origine du parvenu. On tâchait de tourner l'obstacle.

Il y eut tels Romains assez naïfs pour répéter

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