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dépens de Trimalcion; la maison de ce richard est un terrain neutre qu'il exploite pour son industrie ; il y amène sa clientèle. Son offre reçue, il introduit ses hôtes au festin donné par le riche parvenu et les présente comme ses élèves. L'Agamemnon de Pétrone est une sorte de neveu de Rameau, mais égal, incapable de frasques et qui s'arrange toujours pour ne pas perdre les avantages obtenus.
Le festin où il a conduit ses amis, est constamment coupé par des sottises qui donnent aux nouveaux venus la nausée. Agamemnon a le cœur plus ferme. Il sait placer un mot aimable et ne refuse pas les compliments qu'on attend de lui. Trimalcion peut se passer la fantaisie de parler littérature; comparer le mimographe Publilius à Cicéron ^ ; il pourra même (rien ne devait être plus sensible à un rhéteur) affecter de s'entendre en thèmes de déclamations et discuter tel ou tel sujet ^ : Agamemnon ne bronche pas. Quoi qu'on fasse, quoi qu'on dise, jamais il ne s'avise de rien critiquer; « il fait en bien mangeant l'éloge des morceaux »; et, si d'autres louent, il enchérit sans vergogne sur les éloges donnés. A ces bonnes tables, il n'est sensible qu'à une chose : chaque visite accroît en lui l'esprit de retour. Sénèque^ (qu'on me pardonne de recourir si sou-