‹ PétroneChapitre 47 sur 115 · Au commencement du chap. i.xxxi · texte numérisé non relu

Au commencement du chap. i.xxxi

désertes*. Au gré d'Encolpe, c'est-à-dire (au moins pour ce trait) au gré de Pétrone, les écoles de rhéteurs ne seront jamais assez vides. Rien n'est si absurde que renseignement qu on y donne. S'il réussit à une chose, c'est à faire de grands sots. Les exercices bizarres auxquels on occupe les jeunes gens les jettent dans un milieu factice où ils se démènent comme des maniaques ou des fous. Ce n'est qu'enflure au fond; dans la forme un vain cliquetis de mots et de petits traits. « On dirait des morceaux de verre cassé- »; « ce ne sont que jolis mots enrobés de mieP», quand ce n'est pas «des lambeaux de cauchemar ou de mauvais rêves ».

« S'il s'agissait d'endormir les gens, Teffet serait merveilleux ; c'est tout sésame et pavot. » Bien loin d'être les asiles de l'éloquence, « les écoles de rhétorique ont aidé à sa décadence » ; « c'est elles qui l'ont perdue'* ».

11 n'y avait guère moyen d'être plus clair et plus affîrmatif. L'antiquité a donc connu les misères et le creux des études qu'elle mettait à la base de toute éducation. Si elle n'a pu s'en défaire ni les remplacer, si, pendant des siècles, elle vivra et pensera tout à l'aise dans ce milieu faux, ce sera sans doute

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