Sénèque, Lettres, xviii, 5-7, et c
tnoins, qui n'eût jamais eu pareille idée; j'entends •celui-là même qu'a peint Pétrone.
Trimalcion, pour son compte, ne se fût jamais ravisé de « faire le pauvre » ; c'eût été chose indigne 'de lui; songez-y. Quand, sur sa demande, Aga- »memnon lui rapporte quel a été le sujet de la déclamation traitée le jour même : «un riche et un pauvre étaient ennemis... », Trimalcion interrompt : I > « un pauvre », qu'est-ce que c'est que ça*?
Mais, pour favoriser, pour susciter à Rome la ipeinture de la vie populaire, il y eut mieux qu'une «node, et que des fantaisies d'un jour.
Quand les écrivains latins entreprirent de traduire
-et d'imiter les contes milésiens ou d'autres pays : ^ar, de même qu'il y a eu des fables venues de Sybaris et formant un genre distinct^, j'imagine -qu'il a dû y avoir aussi des contes sortis, plus ou moins directement, des villes grecques du Sud de l'Italie : par le ton, par le sujet même de ces récits, les auteurs se trouvèrent rapprochés de la vie et du commerce des petites gens. L'occasion •cependant ne semble pas leur avoir servi; dédain ou