Si nos coleos haberemus
2. L'affranchi n'a cure des solécismes : il dira: diibus pour cliis; à l'accusatif pluriel : schémas; au nominatif masculin : thesaurum; au neutre : excellente; un autre dit : nervia, pauperorum^ etc. Voir les listes de Ch. Beck, The ageof Petronius^ p. 126 et suiv.
3. C'est la posture archaïque de toutes les divinités ; songez aux dieux de l'Orient, de l'Egypte ; aux ^oava grecs, et plus tard aux Bouddhas.
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parce qu'il n'y a plus de religion chez nous, et le« champs sont en friche ^ »
Dans un passage curieux de ses mémoires*, M"* Roland raconte comment, dans une visite à la campagne, la voisine, une femme de fermier général, chez qui Tavait conduite sa grand'tante, les invita à diner. Surprise d'abord agréable; mais s'ils dînent, c'est à l'office : M"*' Roland décrit ce qu'elle y a vu : femmes de chambre vêtues des dépouilles de leurs maîtresses; valets aux manières gauches et triviales, mais parlant sans cesse de marquis, comtes, haute finance ; le jeu qui suit le repas ; bref tout ce monde inférieur où se reflétaientles préjugés, les viceset les sottises de l'autre. De même, en l'absence deTrimalcion, ses affranchis,, délivrés de toute contrainte, parlent à leur guise : c'est une sorte d'office romaine transportée dansun triclinhnn. S'ils ne quittent pas leurs habitudes, s'ils ne tarissent pas sur leur santé et leurs petites affaires, ces citoyens de la veille affectent aussi, on vient de le voir, de prendre souci des intérêts communs et de surveiller les magistrats. Il en était certes grand besoin.
Tous les discours sont tournés de même. C'est une suitede grosmots, d'exclamations, de serments.