Collection harrière, p
LES PETITES GEKS 125
que soulignait le geste; car on devine qu'il y avait, <ïe la part du beau parleur, autant et plus de gestes que de mots; le tout accompagné de tics, encore très reconnaissables dans le roman : Séleucus* parle par : Qttid? si,.,; Hermeros par : Tti autem,.,^; Ganymède commence presque toutes ses phrases par des Tune, des Nunc, et surtout des flaque. L'affranchi qui renseigne Encolpe sur la maison et les convives de Trimalcion, accumule les : tu vois, les : vois-tu ; lui, tel autre et aussi Trimalcion, les : ensomme^\ toutes les phrases de Quartilla ont en tête un: c'est cela [Ita est). Elle, ses femmes et le cinœdus, avant de rien faire, commencent toujours par battre des mains ^, et Ton ne doit pas s'étonner des flots de larmes, suivis d'éclats de rire, de cette personne démonstrative.
Ainsi gesticulent les convives de Trimalcion ; ils parlent un langage naïvement incorrect, très expressif, tout semé de constructions vives et d'effets pittoresques. Quand le maître de la maison prend la parole, à ses autres ridicules se joint celui qui naît du contraste plaisantde ses prétentions et de son langage. 11 suffit de l'entendre pour qu'on sente aussitôt ce