Lettres^ lxxxvii
lasser le lecteur. Si l'on admet à la rigueur les hâbleries de Trimalcion et d'Habinnas rivalisant à qui tirera le plus vanité des beaux talents de tel esclave*, par contre l'étalage des devinettes proposées par un affranchi en colère^, l'énumération des apophoreta^^ sorte de tombola en calembours qui rappelle certaines devises parlantes très naïves des grandes maisons romaines^, bien d'autres détails paraissent longs, et longues aussi sont les tirades de l'affranchi dégoisant contre Ascylte et Giton.
Quant à la crédulité des petites gens et à toutes les formes sous lesquelles elle se montre ici, c'est une matière inépuisable ; notre patience ne l'est pas. Elle est étrangement mise à l'épreuve quand se
succèdent le récit des prédictions faites au maître^, les histoires de sorcières et de loups-garous^, ou encore les grosses farces comme celle d'Habinnas levant la jambe de Fortunata^. La peinture de tout ce monde peut être fort exacte. Mais, peinture ou réalité, ce milieu est sans aucun doute l'un de ceux > qu'on quitte avec le moins de regret.
Tel est, d'ailleurs, l'écueil commun aux ouvrages