PARTIES PERDUES DU SATIRICON
Torganisation des écoles de rhéteur. Par Sénèque le père, par Quintilien, nous connaissons assez bien toute la variété des sujets, pour la plupart bizarres et romanesques, sur lesquels s'exercèrent de tous temps les élèves. Nous aimerions savoir quelle était leur vie. Plusieurs phrases du Satiricoîi semblent prouver qu'ils étaient astreints à une certaine discipline. Puisque à un endroit, lun des jeunes gens craint d'être surpris à l'auberge par le surveillant de l'école (antescholarius)^ , la rencontre ne pouvait manquer d'avoir lieu un peu plus tard. Par le roman nous aurions connu sans doute quels étaient les règlements de l'école; comment on punissait ceux qui les violaient, notamment ceux qui, comme Encolpe et Ascylte, prenaient la clef des champs ; bref, nous saurions de quoi et comment vivaient ces étudiants, vieux à l'école de dix et vingt ans, qui, chez les anciens, étaient plutôt la règle que l'exception.
Encolpe avait traversé une autre école, celle des gladiateurs; il avait prêté le fameux serment et était devenu chevalier de l'arène^; c'était, paraît-il, chez les anciens, une manière assez fréquente de faire une fin. A cette place devaient être décrits les jeux; étaient-ils donnés dans un cirque ou dans un