A la fin du chap. cxvii
fois*, de se couper la gorge ou autre chose avec un rasoir qui ne coupe pas '2. On dirait que la scène a été réglée d'avance, à la voir répétée comme une reprise. Ailleurs, les personnages échauffés par la dispute se répartissent en deux groupes qui se rangent, s'arment, se déploient : ce sera une grande bataille « sans mort^ » ; à moins que ce ne soit simplement uue farandole. Tel épisode^ où, dans un danger pressant, les avis sont proposés, pesés, combattus, n'est au fond qu'une parodie de ces délibérations qu'on appelait\sz^«5on^ et qui étaient d'usage dans les écoles de rhétorique^. Toute cette partie de l'esprit de Pétrone, que nous ne goûtons pas, pouvait moins déplaire aux anciens. Les gens avaient beau être instruits; dès qu'ils quittaient le sérieux et les entretiens intimes, ils ne pouvaient, sauf exception bien rare dans cette immense capitale, s'en tenir à des délicatesses attiques ; le fond de la conversation, les appels au rire étaient presque forcément empruntés à ce qu'on voyait au théâtre, et l'on sait ce qu'était devenue la scène
1. A la fin du chap. xciv ; et dans le chap. cix, p 75, 3 et suiv.
2. Voir le rapprochement avec des scènes analogues dans les romans grecs : p. 212 au milieu.