‹ PétroneChapitre 91 sur 115 · GhUp. CI et suiv · texte numérisé non relu

GhUp. CI et suiv

5. Voyez dans Suétone, De Rhet. h la fin, le suicide d'un célèbre rhéteur, Albucius. Avant de mourir, il convoque le peuple, et le voilà qui ouvre et préside une délibération, dans laquelle il développe les raisons qu'il a de se tuer. Un rhéteur ne pouvait être pris sans vert. Même en fait de suicide, il avait plus d'un schéma de réserve.

romaine. Alors même que la société eût compté peu de bouffons de caractère, et un tel défaut avait toujours été Fécueil même parmi les meilleurs ^ cependant les emprunts et les réminiscences qu'entraînait Tengouement pour les comédiens, Vhishnonalis favor-^ devaient souvent, dans les meilleures maisons et dans les cercles les plus distingués, donner à bien des conversations une teinte plus ou moins forte de bouffonnerie.

Tels sont, en bien comme en mal, les discours des personnes instruites ; on voit combien Tauteur y laisse libre cours à sa fantaisie. Venons à Tautre côté, aux petites gens. Nous avons vu comment est peinte leur vie dans le Satiricoîi; voyons maintenant quel langage leur prête Pétrone.

La reproduction qu'on essaie de nous donner ici du langage populaire est-elle absolument exacte? Cela est peu probable. La langue vulgaire réelle de Rome devait être bien plus mêlée qu'elle ne l'est ici de mots empruntés aux dialectes italiens, d'osque, d'ombrien, de grec et même d'argot. On s'accorde généralement à admettre que l'habile écrivain l'aura légèrement éclaircie et simplifiée, alin de ne pas trop

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