Op. cit., p
1608. Elle est intitulée : Petronit Arhitri Satiricon, multis virorum illustriuiii notis et observation ibus illustratum. Editio postrema omnium fere quœ liactenus prodierunt tersissima. Lugduni, sumptibus Pauli Frellon, 1608. Elle est réimprimée, également à Lyon, en 1615, sous ce titre : T. Petronii Arh. eq. Rom. Satyricon cumPetroniorum fragmentis, noviter recensitum, interpolatum et auctum. Accesserunt seorsim notae et observationes variorum. Lugduni, apud Paulum Frellon, 1615. Une nouvelle réimpression paraît encore à Lyon sous le même titre en 1618. Dans l'intervalle, avait paru l'édition de Pétrone de Melchior Goldast de Heiminsfeld, historien et érudit suisse (1576-1635), publiée en 1610 — in-8°, sous le nom de Georges Erhard' : Titi Fetronu Arhitri Equitis Romani Satyricon cum l'etronioriim fragmentis, noviter recensitum, interpolatum et auctum. Accesserunt seorsim notae et observationes variorum. Helenopoli (Francfort) pro bibliopolo Joan. Theobaldi Schœnwetteri, excudit Joannes Bringerus. Elle contient, avec des corrections dans le texte , de copieux commentaires extraits des éditions précédentes. On y trouve les remarques de vingt-deux commentateurs, Pierre et François Pi-
1. Ailleurs Goldast prend lo pseudonyme de Gasp. Lundorp. Cf. l'élrequin, op. cit., p. 61, noie 35.
tliou, Hermann Busch, Hadrianus Junius, J. Sambucus, Jean de Tournes, Claude Binet, les Prœci- (lanea de Jean Dousa et les notes de son fils, les Animadversiones de Jean Wouweren et les Symbolœ de Georges Erhard, c'est-à-dire de Goldast lui-même.. Tous ces noms figurent à leur place chronologique dans notre exposé. De plus il y a les remarques de plusieurs anonymes ou incerti auctores, celles de Henri Estienne sur les pièces de vers du Satiricon, de François et de Pierre Daniel d'Orléans. Ce dernier avait pu consulter dans la bibliothèque de Jacques Bongars le manuscrit de Pétrone actuellement à Berne (codex Bernensis). On trouve encore dans l'édition de Goldast les notes de Germain Colladon, professeur à Genève, sur le poème de la Guerre civile, de Christophe Richard de Bourges, de Conrad Ritterhuys, jurisconsulte et érudit allemand, et d'un autre savant allemand, Gaspard de Barth (Barthius) — (1587-1658)'.
Ce sont ces commentaires de l'édition de Goldast que reproduisent celles de Frellon, 1615 et 1618, sous le titre : Sylloge annotationum et ohservatiomim in T. Petronii Arhitri Satiricon et fragmenta , ex Theologorum, Jureconsultorum... scriptis... collecta ac di-
1. Ces notes de Barth sont extraites de ses Adversaria (Francfort, 1624), où il y a en particulier tout un cliapitre consacré à Pétrone (chap. Vi du livre XXI).
32 PÉTROXE EX FRAXCE.
gesta a Georgio Erhardo, Franco, Philosophiae magistro, cum Indice Interpretum.
En 1618 aussi, le Pétrone de Goldast est réimprimé à Lyon, apud Jacob. Marcura, in-12 \ Une nouvelle édition en est donnée en 1621 (Francfort, in officina Wechel).
Jean Bourdelot publie à Paris en 1618 chez Isaac Mesnier une édition de Pétrone, cAcm notis et glossario, in-12, où il introduit dans le texte des additions hasardeuses. Non habeo Jîdem Bourdelotio, dit Burmann (éd. de 1709, p. 527), qui audacissime sœpe locos sanos tentât, et nescio quos codices crepat. Le Pétrone de Bourdelot est réédité à Paris en 1645, in-12, et à Leyde, la même année, sous ce titre : Petronii Arhitri Satyricon ejusdemque fragmenta, illustrata hac nova editione I. Bourdelotii notis criticis et glossario Petroniano. Edente D' 8-S. Lugd. Batav., apud lustum Livium, 1645. (Imprimé chez Ph. de Croy-.) Le Pétrone de Bourdelot a encore été réimprimé en 1663, Amsterdam, in-12, reptirgante singula Rutgero Hermannîde^ et en 1677, Paris, Cl. Audinet, petit in-12. Pierre Lotich (Lotichius), poète et médecin allemand, publie en 1629 à Francfort,
1. Burmann, 2" ôdiL, t. II, p. 322. Pélrcquin, op. cit., p. 60.
2. Cf. Alphonse Willems. Les Elzévirs (Bruxelles, Vaa Trigt, 1880), n" 1638, p. 443, et Supplément de G. Berghman (Stockholm, Akliebolag, 1897), n° 427, p. 118.
chez Wolfgang Hoffmann, in-4'', le texte de Pétrone avec son commentaire, qui n'est guère qu'une compilation ^ Mais à la suite viennent les notes de plusieurs savants, J.-Alex. Brassicanus% Jacques Bongars, Claude Du Puy {Futeanus), etc.
En cette même année 1629 paraît à Genève, chez Jean Mercier, in-4'', le Pétrone de Théodore de Juges : T. Petronii Arhitri eq. Rom. Satyricon in capita dissectum, cum omnibus omnium interpretum ohservationihus , notis et commentariis , hactenus sigillatim, nunc tandem suh unum conspecium ad calcem cujusque capitis coUocatis. Cum novo insuper et locu-
1. T. Petronii Arbilri Salyricon, notis universalibus et perpetuis recens seriatim enodatum opéra J. Pétri Lolichii D. Medici et p. l. Reipublicœ Mœno Francofortengis Physici. — « Des trois volumes dont cette édition est composée, le dernier à coup sûr n'a pu être imblié que postérieurement à l'édition de Gonzalo de Salas et de Tliéod. de Juges, puisque, dans les Addenda, Loticliius a inséré quelques citations tirées de ces deux éditions. » La Porte du Theil, Manuscrit, t. I, p. 3(i3.
2. Le célèbre jurisconsulte allemand Kohlburgcr, connu sous le nom de Brassicanus, avait préparé un commentaire pour une édition de Pétrone projetée par l'imprimeur Oporin, de Bàle. On admet généralement que le projet ne fut pas réalise' et que les notes manuscrites de Brassicanus passèrent dans la bibliothèque de Bongars, d'où elles furent plus tard communiquées à Lotich. Cependant, La Porte du Theil, d'après Draudius (Bibliothec. classic, p. 1538) inscrit sous l'année 1591 une édition de Brassicanus : Petronii Arbilri Salyrici Fragmenta, ah Alexandro Brassicaito emendata et annolata. Basil, apud Oporinum et Autverp. apud Plant, et ex ejus^em oCTicina cum variorum notis. 1591, in-i2. La lettre de Peiresc (v. p. 4i) semblerait confirmer l'existence de cette édition, qui serait, en tout cas, 1res Tare.
FUAKCE.
pletissimo rerum et verborwn indice. Th. de Juges divisa le premier le texte en chapitres et c'est sa division qui a été conservée jusque dans les éditions les plus récentes. C'est encore en cette même année 1629, décidément propice à Pétrone, comme le remarque l'auteur de la Notitia literarlaàe l'édition Bipontine*, que paraît l'édition de l'Espagnol Gonsalo de Salas : Petronii Arhitri extrema editio ex Musseo D. Josephi Antonii Gonsali de Salas. Francofurti, cura Wolfgangi Hofmanni, in-4''^ Elle contient, outre les notes de l'éditeur lui-même, qui ont du prix, celles de Gaspard Schopp (Scioppius), savant querelleur, injurieux et redoutable, qui était grand admirateur de Pétrone. II avait aussi composé fort jeune les Sirènes Petronianœ, sive elegantiores phrases ex Petronio excerptœ, que l'on trouve à la suite de l'édition de Lotichius de 1G29.
Mentionnons encore le Pétrone de Simon Abbcs Gabbema, Utrecht, 1654 (in-8°, typis Gisb. a Zyll et Theod. ab Ackersdyck), édition qui n'ajoute rien à celles qui l'ont précédée, et arrêtons-nous à l'année 1664. C'est celle où le fragment de Trau, contenant le Festin de^Trimalchion , sera publié pour la pre-