‹ Pétrone en FranceChapitre 2 sur 73 · Paris, J.-B. Baillière. — Lyon, Méra et Mégret, 18C · texte numérisé non relu

Paris, J.-B. Baillière. — Lyon, Méra et Mégret, 18C

3. The Manmcripts of the Satyricon of Pelronius Arbiler described and coUated by Cliarles Beck, Cambridge Mass. U. S. l'rintcd at Ihe Riverside Press. 1863, in-l'ol. 2i8, p.

AVAXT-PROPOS. VII

très libre en ses peintures, amtor purlsslmce impuritatis, comme disait Juste Lipse. Ils craignaient de paraître avouer en même temps de mauvaises mœurs et de s'exposer aux anathèmes de ceux qui vouaient au feu et Pétrone et son livre : «... Ut Petronius Arbiter in suo Salyrico : qui in eodem cum suo auctore^ rogo flagrare debuit, non alia luce dignior'. »

Aussi, en mettant à part les savants et les philologues, dont la devise est : Nihil obscœnmn eriiditis, on constate que la plupart de ceux qui ont parlé du Satiricon ne l'ont fait qu'en s'entourant des précautions oratoires les plus circonspectes. Plusieurs de ses éditeurs ou traducteurs ont tu leur nom ou pris le masque du pseudonyme ; d'autres ont interrompu leur travail ou même supprimé ce qui en avait paru.

Il s'est rencontré cependant, dès le xvf siècle et surtout au xvii% nombre d'esprits indépendants qui n'ont pas caché leur admiration pour

1. Masenius (le P. Masea, jésuite, 1606-1681). Palœstra Slyli Romani, p. m. 85, c. fin. Cologne, i659. Cette citation se trouve sur la feuille de garde d'un exemplaire de Pétrone appartenant à la Bibliothèque municipale de Nancy.

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