‹ Pétrone en FranceChapitre 33 sur 73 · DEUXIEAIE MOITIÉ DU XVII^ SIECLE · texte numérisé non relu

DEUXIEAIE MOITIÉ DU XVII^ SIECLE

Venise ou à Leyde. L'ignorance bigote est bien dangereuse en ces rencontres-là. » (P. 343.).Mais sa désillusion est prompte. 11 écrit à Heinsius le 16 mars 16(34 : « Xous sommes tombés de bien haut touchant cette nouvelle de Pétrone, puisque tout ce trésor n'aboutit qu'à un petit fragment et peut estre encore sujet à caution» (p. 352); et à M. de Medon, 8 avril 1664 : « La fortune ne fait guères de miracles... Nous avons trop aisément creu celuy de Pétrone ressuscité, et notre crédulité nous a fait passer son ombre pour son corps. » (P. 358.) Il partage finalement l'opinion de MM. de Valois qui jugent ce fragment supposé \ A Ferrari, 30 septembre 1666: « Pour le fragment prétendu de Pétrone, j'eusse juré que vous estiés de l'opinion que vous m'avés fait la grâce de m'escrire, et c'est selon moy une grande supériorité d'esprit à ceux des nostres qui ont avalé cette pillule sans la rejetter. Ne croyés pas que le nombre en soit fort grand, quoyque celui qui l'a publié ait trouvé ou payé un apologiste contre les dissertations de j\lM. Waghenseil et Valois. Je ne conte mon suffrage en cette matière pour aucune chose. Je suis pourtant flaté de m'estre trouvé du bon parti. » (P. 484.)

Quoi qu'en dise ici Chapelain, l'authenticité du

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