‹ Pétrone en FranceChapitre 38 sur 73 · Bibliothèque française, t. VI, p · texte numérisé non relu

Bibliothèque française, t. VI, p

2. Les auteurs de V Histoire littéraire de la France par les Bénédictins. (Paris, 1739, t. I, ijartie 1^ p. 206), jugent ainsi celle traduction anonyme :

« Le Traducteur avoue avoir trouvé dans son travail deux embarras particuliers : la crainte de salir l'imagination de ses lecteurs et la difTiculté de bien entendre et d'exprimer plusieurs endroits de Pétrone. 11 a surmonté le premier en supprimant les ordures les plus grossières, et l'autre en y suppléant par des paraphrases : ce qui l'a obligé de faire des observations qu'il a mises à la tin de sa

60 PÉTRONE EX FKAXCE.

Pétrequin reproduit l'hypotlièse de Péricaud \ selon lequel cette traduction aurait pour auteur Chalvet, avocat et assesseur à Marseille. Il se fonde sur une note du Mercure galant, dans son Extraordinaire du quartier de Juillet 1678, où l'éditeur Amaulry annonce que ]\I. Chalvet, avocat à Marseille « doit donner au public, avant qu'il soit peu, la traduction de ce qui nous reste des œuvres de Pétrone ». Mais cette hypothèse n'est pas fondée. La traduction de Chalvet est distincte et existe à la Bibliothèque nationale ^ C'est un manuscrit petit in-fol. de 397 pages. Elle commence ainsi : « Xe faut-il pas qu'il y ait quelque trouble et quelque désordre dans l'esprit de ces déclamateurs qui s'enruraent sur les bancs d'une classe à force de crier: Voilà, Messieurs, les coups que jay essuyés... » A la suite est la traduction en vers français du poème de la Guerre civile, intitulée : Traduction de la Pharsale de Pétrone, qui commence par : Orbem jara totum victor Romanus habebat (chapitre 119).

Une note mise en marge porte : « Cette traduction est de M. Lavocat Chalvet de Marseille. » Les nu-

Iniduclion. U a aussi laissé doux poèmes de son autour sans les traduire. »

1. Curiosités litléraires, IHutarqm et Pétrone. Lyon, 1862, in-S".

2. Pétrone (Traduction de la satire de), xvii» s. Nouv. acq. françaises, a° 333.

DEUXIÈME MOITIÉ DU XVIl" SIECLE. 67

méros des chapitres du texte latin sont indiqués en marge. La première indication de ce genre est au folio 1. Elle porte : « Boschii page i. » En marge, il y. a quelques brèves explications sur le sens de certains mots latins.

Ce manuscrit, qui a appartenu à un antiquaire d'Aix-en-Provence, n'est qu'en partie inédit. La traduction en vers du poème de la Guerre civile par Chalvet a été publiée par Herbert, à Marseille, en 1865, in-8".

« On prétend, dit Goujet', que François Galaup de Chasteuil, Provençal, homme de beaucoup d'esprit... avait traduit tout ce qui nous reste de Pétrone. Etaitce en vers ou en prose ? Je ne le sais pas. Sa traduction est demeurée manuscrite. •» Un court fragment de cette traduction est cité dans le tome VIII de la Continuation (par Desmolets ?) des Mémoires de Littérature et d'Histoire (de Sallengre?' Paris, 1729".

D'autres traductions ou n'ont pas été achevées ou

Page 1