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T. 47, note de la page

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de l'antiquité \ « Il y a plus loin, dit-il, de Trimalcion à Néron que de Gilles à Louis XIV», et il ajoute : « Il est aussi ridicule d'attribuer ce roman à un consul, que d'imputer au cardinal de Richelieu un prétendu testament politique dans lequel la vérité et la raison sont insultées presque à chaque ligne. » Le jugement de Voltaire est repris par La Harpe, qui, ici encore, ne paraît pas s'être mis beaucoup en peine de se faire une opinion personnelle. « Il est très probable, écrit-il *, que cette rhapsodie est de quelque élève de l'école des rhéteurs, d'un jeune homme qui n'était pas sans quelque talent, et qui a choisi la forme la plus commode pour joindre ensemble ses ébauches de littérature et de poésie et le tableau de la mauvaise compagnie où il avait vécu'. » /

1. T. 40, p. 298. .\ux ôdilcurs de lu Bihlijlhcque des Romans. Les lonios I et II (le ccUe Bibliollièque (Paris, Lacoinbe, 1775) contienneiil une analyse et divers extraits du Satiricon, ainsi qu'une aT^pi-éciation dont certains traits ne manquent pas de justesse. On y lit, par exemple :

« La satyre de Pétrone est moins un rôcit qu'une acdon. Tous les « personnages qu'il inlrorluit sont en mouvement et même en une « sorte de mouvement déréglé et convulsif tai qu'il convient aux « acteurs d'une orgie ot aux liéros d'une débauche efTrénée. Dans « le délire d'une telle action, il ne saurait y avoir d'ordonnance, n ni de marche indiquée. Aussi l'auteur n'y annonce-1-il, n'y suit-il « aucun plan. C'est une aberration, une ivresse, une extravagance Il [ii-rpéluelle dans les faits, mais une énergie, une grâce, une élé- « gance inexprimables dans le réciL » (T. I, p. 49.)

L'analyse ne fait pas cependant de distinclion entre lo'tcxte du Satiricon et les interpolations de Modut.

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