Cf. id., cil
festin de Trimalchion (les Striges, p. 1 sq.) \ Le même écrivain, dans ses Vies imaginaires (Paris, Bibl. Charpentier, 1896, p. 91), a composé une pi- (|[uante et fantaisiste biographie de Pétrone".
On se ssrait attendu à ce que 31. Jean Richepin, le plus latin des poètes français, au jugement de M. Jules Lemaître, eût tiré davantage parti du Satiricon, en « ces savoureuses Latineries où il imite à miracle ce que la pensée latine a de plus latin : les facéties fescennines, l'invective juvénalienne ou les
1. M. Schwoli apprécie avec l'xacliludc le caractère de l'iruvre de Pclrone, lorsqu'il écrit : « Il y a une manière de raconter et de décrire. L'humanité littéraire suit si volontiers les routes tracées par les premiers découvreurs, que la comédie n'a guère cliangé depuis la « maquette » fabriquée par Ménandre, ni le roman d'aventures depuis l'esquisse que Pétrone a dessinée. » Spicilé(je, l'nris. Soc. ïlu Mercure de Franco. I89G, p. loi.
2. Après nous avoir l'ait voir Pétrone enfant, élevé dans la mollesse, au milieu de tous les ralBnements du luxe, il nous le montre parvenu à ladolescence et initié alors, par un esclave du nom de Syrus, à la vie du bas peuple. Celui-ci le promène parmi les gladiateurs, les prêtres minables, les servantes friponnes, les mignons, les prostituées, du cirque aux bains et à l'ergastule :
« Vers la trentième année, Pétrone commença d'écrire l'hisloire d'esclaves errants et débauchés.... On dit- que lorsqu'il eut achevé les seize livres de son invention, il fit venir Syrus pour les lui lire, et que l'esclave riait et criait à haute voix en frappant dans ses maius. Dans ce moment* ils formèrent le projet do motlro à exécution les aventures composées par Pétrone. Tacite rapporte faussement qu'il fut arbitre des 'élégances à la cour de Nércjn, et ((ne Tigeilin, jaloux, lui fit envoyer l'ordre de mort. Pétrone ne .'^'évauiiuit pas, délicatement, dans une baignoire de marbre, en murmurant de petits vers lascifs. Il s'enfuit avec Syrus et termina sa vie en parcourant les roules, etc. »
PlÎTROXE AU XIX" SIÈCLE. 139
cyniques jovialités d'un Martial ^ » . Or, ce n'est qu'en de rares passages de ses Contes de la décadance romaine'' que ]M. Richepin imite Pétrone. Le conte \ll : Au cochon rouge, reproduit l'entretien des hôtes de la vieille popine, Proculus, grammairien et poète, Glabirax le popinier et Mammula, sa femme, Phlléros, teneur de livres chez le banquier Pausanias, Adrastès le libitinaire, Maccius, marchand de meubles , Glycon, mignon d'Adrastès, Bucco, négociant en bêtes fauves, etc. On reconnaît là deux noms du Satiricon \ Voici un fragment de leur bavardage où reparaissent divers propos des affranchis de Pétrone :
« Maccius. C'est un édile de malheur, qui ne vaut pas trois figues pourries, et qui vous gratterait le vernis jusqu'au bais, pourvu qu'il en pût tirer un as coupé en quatre.
« Mammula. A qui le di.s-tu'? Il nous égorge. Mais quoi d'étonnant? Ne passe-t-il pas pour avoir été loup, une nuit qu'il avait posé sa toge par terre et qu'il en avait fait le ^our, en prononçant des parole.s faites pour Hécate ?
« Adrastès. Et en pissant sur un rythme impair, comme l'exigent les rites thessaliens.
1. .1. Leraaitre. Impressions de Ihéàlre, (lO'" série, 1898, p. li9 )