‹ Pétrone en FranceChapitre 7 sur 73 · p. 578, 23. Keil, t. V · texte numérisé non relu

p. 578, 23. Keil, t. V

2 Op. cil., p. 356, 365, 391, 396, 413.

3. L. Lerscli, Fabius Planciades Fulgentius de abslrusis «ermonibus. Bonn, Kônig, i844. (Cf. p. 29.) — C'est de Fulgence et non du Saliricon même que plusieurs compilateurs du Moyen Age ont tiré des citalions de Pétrone. Telles sont celles qu'on trouve dans le Mylhographus Valicaniis III, (Mai, class. auct. t. III, p. 248, 26i), et dans le Glossarium Osberni (Mai, ibid., t. VIII, 627).

4. M. Hirsclifeld (Petronius und Lucianus. Rhein. Mus. f. Philol., n. f., isD6. Bd ôi, t. III, p. 470-4711 croit à une réminiscence du

4 PETROXE EX FRAXCE.

Les rapprochements que nous avons ailleurs établis entre les deux auteurs ''semblent, dans une certaine mesure, autoriser cette hypothèse, émise également par M. Segebade". « l'etronius, § 115, 3 : fufjere voliUstis. Scd non impune. Jam enim faxo sciatis, etc. Hune locum Apuleius videtur in mente habuisse, cum in Metam., I, '25, scribat : scd non impune. Jam enim faxo scias, etc. »

N'y auriiit-il pas aussi un souvenir du nom de Giton, un des héros du Satiricon, dans ce nom de Pohjgiton, donné par Ausone à la victime d'une de ses épigrammes : Ad scahiosum Pohjgitonem? (Ép. CVI).

M. Ihm a retrouvé quel([ues traces de l'imitation (le Pétrone dans les Invectives contre Viriiis Nicomachus Flavianus, poème de 12'2 vers composé par un chrétien vers la fin du iv' siècle. (Cf. Rlieinischcs Muséum, t. 5'2, 1897. Zu lateinische i Dic/itern, p. 210.)

Salii-icon, cli. 37 et 76, dans un passage du traité de Lucien : Comment il faut écrire l'hiMoire, cli. 20. Mais, pour admettre un souvenir de Trimalcliion en ces quelques lignes où il est question d'un esclave enrichi se comportant mal dans un festin, il faudrait trouver chez Lucien des traits autrement caractéristiques.

1. V. rotrc Étude sur Pétrone. Paris, Hachette, 1892, p. 388.

2. Observaliones^ grammuticce et crUicœ in Petronium. Disserlaliones philologicœ llalcnses, 1880, p. 3J7.

IXTKODUCTIOX. O

Enfin^ on peut rapprocher des vers de Pétrone sur la cigogne ' le passage suivant de Cassiodore (480-575 environ) à Syminaque [Ep. XIV, 1. *2, p. *28, t. I, éd. du P. Garet (I679j] : « Ciconia redeuntis anni jugiter nuntiatrix, ejiciens tristitiam hiemis, lœtitiain verni temporis introducens, magnum pietatis tradit exemplum. »

Cf. Pétrone, c. 55 :

Ciconia etiam, grata, peregrina, hospita,

Pietaticultris

Avis exsul hierais, titulus tepidi temporis...

Julien, évêque de Tolède de 680 à 690 ( Hagen, Anecdot. Helvet., p. ccxxxiv), cite le vers 5, cil. 14, àvi Satiricon :

...Judicium uihil est uisi publica merces.

A partir du vif siècle, le nom de Pétrone s'éclipse de plus en plus et ce n'est qu'exceptionnellement, de distance en distance, qu'on saisit un souvenir ou une imitation de son œuvre.

De très bonne heure, d'ailleurs, le Satiricon fut exploité par des anthologies; des extraits faits peut-être dès la fin du iv'" siècle se substi-

Page 1