‹ Pétrone; l'envers de la société romaine et études diversesChapitre 113 sur 128 · Voir M. Heiiizp, p · texte numérisé non relu

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tre les oies sacrées (cxxxvi), la chute d'Œnothée {ibicl.) caractérisent l'œuvre d'une manière assez claire ^ Mais l'appréciation de l'œuvre ne me paraît juste et complète que si l'on ajoute que le Satiricon est tout autant un roman d'ironie et une parodie du roman grec traditionnel. M. lleinze ^ veut distinguer l'emploi de la parodie de celui de Tironie; il accorde là première, non la seconde, à Pétrone. Je me demande si ce départ n'est pas bien sublil, s'il est toujours possible; enQn s'il y a lieu de le faire à propos d'un auteur qui no néglige aucune forme de raillerie.

Une distinction est d'ailleurs évidente, et tout le monde en tombera d'accord : par la finesse du ton, par la variété do la langue toujours conforme au caractère de celui qui parle, par la variété aussi des épisodes et des types qui sont décrits, lé Sati-

1. Yoirlai?eL'«e de l'Inslruclionpnldique en lielgique, au t. XXX Yl, (1893j, pp. 2i'5 et suiv. Aux pages excellentes de M. Paul Thomas je voudrais seulement ajouter cette réserve, que ces scènes ou personnages, pris dans la réalité vulgaire, sont assez mal caractérisés dans le lieu et If temps; d'où tant de discussions sur le temps où a vécu Pétrone, sur le pays de Trimalcion, etc. — Faisons encore cette remarque qui n'est pas sans importance. Les deux groupes entre lesquels se répartissent les personnages du roman, anciens esclaves d'une part, rhéteur, élèves des rhéteurs et lettrés de l'autre, sont peints sans doute, dans le Satiricon, par des traits empruntés à la réalité; mais la peinture reste générale; il ne s'y mêle ou, du moins, nous n'y voyons mêlée aucune satire personnelle directe. Et il n'est pas probable que la reproduction soit très exacte ; il a dû y avoir, de part et d'antre, exagération et charge.

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