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LES SOURCES DE PÉTliONE 229
main et restent paralysés. Le narrateur visiblement vout inspirer l'effroi et paraît y avoir réussi '.
De l'histoire de loup garou (eh. lxi), je ne vois à retenir que le détail sur les tombeaux - qui semble bien localiser le récit dans le suil de l'Italie ou en Orient. Il s'agit très probablement, comme l'indique Friedlander, des tombes monumentales qui s'alignaient le long des grandes voies romaines.
A relever encore dans la môme partie des allusions à des contes populaires antérieurs dont nous ne faisons que deviner le sens ^. Trimalcion lui aussi * fait une allusion du môme genre, où ne manque pas non plus, pour nous, quelque obscurité.
Dans ces brèves indications ou ces récits vulgaires, rien ou presque rien ne décèle, avec sûreté, un temps ou un pays particulier : en est-il de même dans les autres contes plus soignés et plus développés ?
L'anecdote de Pergame ^ est une Milésienne de tour vif et libre. La pointe porte sur le revirement
1. Lxiii au début : « Salvo, inquit, tuo sermono, Trimalchio, si qua fidcs est, ut mihi pili in/iorntenint .
2. Lxii, p. 41, 13 : venimus inira momnnenta; liomo mous coepit ad slelas facere (prendre ses dispositions); sedeo... et stelas numéro.
3. Lxir, p. 41, 32 : lanqiiam copo cnmpilalus (l'auljergiste volé ou roué de coups) : c'était peut-être quelque personnage de mime.