Voir ici p. Mi, n
faire l'homme instruit et donne une explication moitié scientifique, moitié plaisante du dernier service ; caractères des hommes suivant le signe sous lequel ils sont nés (xxxix).
Troisième service. La chasse. On dispose sur les lits des lapis représentant des rets, des piqueurs avec tout l'appareil de la chasse: entrent des chiens de Laconie ; l'on sert un grand sanglier couvert d'un bonnet d'affranchi (/)f7eas), et portant dans ses dents des corbeilles remplies de feuilles de palmier et de dattes. Un cuisinier barbu ouvre d'un coup de couteau le ventre de la bête : des grives s'envolent qu'on rattrape au filet (xl). Explication du bonnet. Aflranchisscment d'un petit esclave, Dionysos, qui distribuait des raisins en chantant des vers de Trimalcion. Celui-ci quitte le tricliniwn pour aller à la garde-robe.
Bavardage, en forme de monologues; des divers invités : d'abord Dama(xLi), sur le temps qu'il fait ; Séleucus (xLii), sur la mort de son ami Chrysanthus ; ïMiileros (xLui), sur ce mort et ses querelles avec son frère; Gan} mode (xliv;, sur les misères du temps, qu'il attribue à la duplicité des magistrats et à l'impiété des contemporains ; Echion le fripier (cenionarius), (xlv et xlvi), sur les jeux qu'on va donner dans la colonie, sur les candidats à l'édililé. sur l'éducation de son fils.
Trimalcion revient dans la salle; il se plaint de son ventre et recommande aux convives de ne pas se retenir : c'est trop dangereux. On apporte trois porcs blancs, tout garnis de muselières et de grelots; le choix fait, le cuisinier a l'ordre de faire cuire aussitôt le plus grand (xlvii). Trimalcion pérore sur la Sicile qu'il veut acheter, sur lés controverses des rhéteurs, sur ce qu'il a appris autrefois, sur la Sibylle (xLviii).
Quatrième service. Porc énorme qu'on donne comme celui qui vient d'être choisi ; on feint que le porc n'ait pas clé vidé; le cuisinier est mandé, menacé; on tire du ventre du cervelas et des saucisses (xlix). Bavardage de Trimalcion sur les vases de Corinthe (l) ; sur le verre incassable (li ) ; sur les coupes qu'il possède et les sujets mythologiques qui y sont représentés; à demi-ivre, il veut danser la cordace (lu). Vactuarius vient lire au maître le rapport (ac/'a) sur tout ce qui s'est passé dans ses propriétés (lui). — Danseurs de corde : leurs exercices ; un jeune esclave tombe d'en haut sur le bras de Trimalcion, qu'on panse aussitôt avec grand éclat ; l'esclave est immédiatement affranchi, afin qu'on ne puisse pas dire qu'un si grand homme ait été blessé par un esclave (lui fin et liv).
Vers qu'improvise là-dessus Trimalcion. H tait un parallèle entre Cicéron et Publilius Syrus et ré-
cite des vers de ce dernier (lv). — Il compare entre eux les divers métiers, les animaux. Distribution aux convives de cadeaux {apophoreta) ^ avec surprises (liv).
Ascylte raille toutes ces belles choses et en rit aux larmes, d'où colère d'un des affranchis qui prennent part au festin, Hermeros, qui déblatère d'abord contre Ascylte (lvii), puis contre Giton (lviii). Trimalcion intervient pour calmer les querelleurs.
Cinquième service. Entrée des Homéristes : commentaire bouffon de Trimalcion; un grand veau bouilli est découpé avec force gestes par un Ajax, l'épée à la main (lix).
Bruit au plafond et dans tout le iriclinium : d'en haut descend un grand cercle avec couronnes d'or ot vases de parfums destinés aux convives.
Sixième service. Un Priapc présentant aux convives des gâteaux, des fruits et des raisins; au moindre loucher, chacun des objets offerts répand l'odeur de safran et lance des jets parfumés. — Salut à Auguste, père de la patrie. On adore les trois Lares de la maison et chacun des convives baise une image do Trimalcion (lx).
Histoires de revenants. Sur la demande do Trimalcion, Niceros raconte une histoire de loup-garou