‹ Pétrone; l'envers de la société romaine et études diversesChapitre 17 sur 128 · Voir p. 149 au milieu · texte numérisé non relu

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dont il aurait été témoin (lxi et lxii). Trimalciun cite les méfaits d'une sorcière qui, blessée, s'est vengée en touchant de maie main son adversaire (FAni). — Plocanius. la main devant la bouche, chante et siffle et prétend avoir récité du grec. — Trimalcion imile les joueurs de trompette; puis il fait amener par le portier le chien de garde de la maison, Scylax, et on l'excite contre Margarita, la petite chienne noire de Crœsus, qu'avec force aboiements il dévore à moitié en renversant un candélabre. Crœsus saute à cheval sur les épaules de Trimalcion et frappe à pleines mains (lxiv).

Distribution de friandises (matterv). Bruit à la porte frappée par un licteur : entrée solennelle du sévir ^ Hahinnas. entrepreneur de monuments funèbres. Il demande aussitôt à boire et raconte comment il vient de diner chez Scissa ; il énumère les plats servis, dont un morceau d'ours (lxv et lxvi).

Sur la demande d'Habinnas, Fortunata vient prendre place près de Scintilla et lui montre ses bracelets et tous ses bijoux. On apporte une balance pour constater leurs poids. lUiisers et embrassements des femmes. Hahinnas. prenant le pied île Fortunata. la fait pirouetter sur le lit (^Lxviii.

Le dessert est servi sur de nouvelles tahh»s

•1 . Voir [). i'2G, n. 4.

{secunclœ me/isœ). Un esclave d'Alexandrie imite le chant du rossignol; Massa, un esclave d'Habinnas, bon à tout faire, récite, d'une voix criarde, du Virgile en y mêlant des vers d'Atellanes (lxviii). Le même esclave, que Scintilla querelle en l'appelant entremetteur, imite les joueurs de trompette, puis les joueurs de flûte, enfin les muletiers avec leurs coups de fuuet.

Friandises et nouveaux mets après le dîner (epidipnis) ; en apparence différents, ils ont tous été faits de chair de porc par le cuisinier Dœclalus ; on apporte les couteaux en fer de Norique dont il se sert (lxix et commencement de lxx).

Deux esclaves entrent, avec des amphores, en ayant l'air de se battre. Tandis que Trimalcion veut juger de la querelle, chacun d'eux casse l'amphore de l'autre : il en sort des huîtres et des escargots qu'on distribue aux convives. On lave leurs pieds dans des bassins d'argent ; on les parfume et on entoure leurs jambes et les talons de couronnes. Permission est donnée aux esclaves d'amener leurs compagnes {contiibernales), et tout le tr ici ijiium est envahi (lxx).

Trimalcion rappelle que tous ses esclaves seront, au plus tard, alfranchis après sa mort, de par son testament. Lecture du testament. Trimalcion dénia nd c à Habinnas s'il a commencé son monument

tel qu'il Ta commandé ; il le décrit dans tous les détails et récite l'épitaphe (lxxi).

Toute l'assemblée éclate en pleurs. Trimalcion propose de passer au bain. En voulant se dérober, Kncolpe, Ascylte, Giton ont affaire à un chien furieux : Ascylte et après lui, Encolpe tombent dans une piscine ; ils en sont tirés par le portier, qui calme le chien, amadoué aussi par les gâteaux que lui jette Giton. Mais le portier refuse de les laisser sortir près de l'endroit qu'il garde : dans la maison de Trimalcion, lorsqu'on est entré par une porte, on doit toujours sortir par une autre (lxxh).

Tout transis, ils se réfugient au bain. Trimalcion y récitait en bredouillant des cantica de Ménécrate. les autres convives faisant des farandoles, levant les pierres pourvues d'anneaux, ou imaginant quelques tours. On passe ensuite dans un autre triclinium où est servi un nouveau repas, censément donné en l'honneur d'un esclave dont on vient de couper la première barbe (lxxiii). Un coq chante : eifroi de Trimalcion, qui craint, à ce signe, quelque malheur; le coq passe à la casserole. Parmi les esclaves, changement de rôles: ceux qui servaient remplacent ceux qui dînaient, et réciproquement ; querelle entre Trimalcion et Forlunata à l'occasion d'un bol esclave que Trimalcion a embrassé. Fortunata l'appelle « chien » ; aussitôt, furieux, il luijelte

une coupe à la tète : cris,, pleurs et injures. Trimalcion rappelle les beaux projets de mariage qu'à cause d'elle il a déclinés (lxxiv). Habinnas et Scintilla interviennent comme conciliateurs. Trimalcion se calme ; il raconte sa vie et comment il est arrivé à la fortune. Il rapporte les prédictions que lui a faites le Grec Sérapa (lxxv-lxxvii). Sur son ordre, Stichus, préposé à la conservation du linceul, de la pourpre, de l'amphore, des parfums préparés pour ses funérailles, apporte le tout dans le triclinium (lxxvii fin). Trimalcion fait sentir, à tous, les parfums. On essaie la représentaiion de ses funérailles : les trompettes sonnent et il se place sur le lit funèbre. Au tapage, les vigiles croient qu'il y a un incendie et accourent : Encolpe et ses amis s'échappent enfin.

APRES LA CEXA

Sortis de la maison de Trimalcion, Encolpe, Ascylte et Giton ne retrouvent leur chemin que grâce aux marques de craie que Giton avait faites, par prudence, la veille, sur les piliers et les colonnes. Ils peuvent à grand'peine rentrer dans Vauberge (lxxix).

Querelle de jalousie entre Encolpe et Ascylle.

Parodie du jugement de Salornon : Ascylte propose de partager Giton avec uneépée ; l'enfant sépare les deux amis prêts à combattre; pour terminer, on s'en remet au jugement de Giton, qui décide aussitôt de suivre Ascylte (lxxx). Désespoir et plaintes d'Encolpe abandonné (lxxxi). Il s'arme pour aller se venger et parcourt ainsi la ville. Un vrai soldat, voleur ou fricoteur, le rencontre, lui demande quelle est sa légion, sa centurie, et, démasquant le faux soldat, le désarme (lxxxii),

Encolpe visite une pinacothèque où il admire des cbefs-d'œuvre de Zeuxis, de Protogène, d'Apelle, non sans faire des retours sur sa propre situation. Entrée d'Euinolpe.

Après quelques mots sur la pauvreté qui (combien est-ce injuste?) poursuit de préférence les poètes (lxxxi 11 et Lxxxiv), Eumolpe raconte ce qui lui est arrivé à Pergame, clicz son hôte, père d\in bel enfant (lxxxv-lxxxvii).

Entretien sur les tableaux, sur l'état présent de la peinture et des autres arts (lxxxvhi). Comme on se trouve devant un tableau qui représente la Guerre de Troie. Eumol{)e traite le môme sujet en 65 sénaires ïambiques (lxxxix). Des gens, qui se promenaient sous lus portiques, commencent à lapider le métromane, qui s'enfuit. Encolpo le suit. Eumolpe avoue que partout, au théâtre comme ailleurs, tel

est rég-ulièrement l'effet produit par les vers qu'il récite. A la condition qu'il cesse, Encolpe l'invite à dîner (xc).

A Vauhevge. Encolpe voit dans les bains Giton debout contre le mur, triste, tenant des strigiles et gardant les vêtements d'Ascylte. Giton prie Encolpe de le délivrer. Ils laissent Eumolpe déclamer aux bains et, par un passage obscur, s'enfuient pour se réfugier à l'auberge : réconciliation (xci). Retour d'Eumolpe; il admire Gitori dès l'entrée et raconte qu'il a vu aux bains Ascylle nu, cherchant, appelant « Giton », et ayant grand succès, grâce à ce qu'on voyait (xcii). Préparatifs du repas. Eumolpe raille en vers la manie des hommes d'aller chercher au loin des mets rares (xciii).

Réclamation d'Encolpe sur ces vers qui ne finissent pas ; Giton prend la défense d'Eumolpe, qui le remercie aussitôt par une déclaration d'amour. Colère d'Encolpe. Giton sort en feignant d'aller chercher de l'eau. Encolpe donne son congé à Eumolpe, qui, on partant, l'enferme dans la cellule. Encolpe, désespéré, était en Irain de se pendre quand reviennent Eumolpe et Giton. Celui-ci feint de se tuer avec le rasoir émoussé de l'apprenti barbier (xciv).

L'aubergiste, intervenant, voit le désordre et les invective. Eumolpe le soufflette; l'autre réplique

en lui jetant sa cruche sur le front; Eumolpe se dcfend avec un candélabre ; on accourt : tapage. Encolpe profite de l'occasion pour mettre Eumolpe hors de la cellule, en lui rendant la pareille. La bataille continue au dehors; Encolpe et Giton en suivent les péripéties par la fente de la porte. Arrivée en litière do l'intendant du quartier, qui, après avoir crié d'abord, reconnait en Eumolpe son poète et l'eiiiniène triomphalement (xcv et xcvi i.

Le crieur public vient annoncer la fuite d'un jeune esclave qu'il décrit et qui se nomme Giton ; il promet une récompense à qui le fera retrouver. Suit Ascylte. Giton. aussitôt, se glisse sous le lit, où, se tenant suspendu sous les couchages, il échappe à toutes les recherches (xcvii).

Retour d'Eumolpe, qui menace de gagner la récompense promise, en dénonçant la présence de Giton. Celui-ci finit par le calmer i xcviii).

Sur le vaisseau : reconnaissance et dispute (c-cxu). Réconcilié avec Eumolpe, Encolpe s'est rendu avec lui et Giton dans un vaisseau de transport, où Eumolpe avait retenu le passage pour Tarente. Ils se sont tous trois réfugiés, pour dormir, sur la partie la plus retirée du pont quand, à peine installés, ils entendeni avec eiïroi le son de deux voix, qu'ils reconnaissent : celles de Licluis et de Tryphcne, justement deux ennemis qu'ils ont olTensés et qui sou-

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haitent de so vt-ngor d'eux i c) ; tout liors d'eux-mêmes, ils supplient Eumolpe de les sauver. On fait la revue des moyens qui peuvent servir. Après délibération, il est convenu que le merce/inarius d'Eumolpe qui est barbier, rasera cheveux, barbe et aussi les sourcils d'Encolpe et de Giton : avec l'encre que porte Eumolpe, on les barbouillera de marques infamantes, afin de les déguiser en esclaves fugitifs. On procède à l'opération : mais Hésus, un passager, pris de mal de mer, les aperroit au clair de lune et les maudit, à cause du présage fâcheux qui, par leur faute, menace le navire, les anciens ou certains anciens croyant que tondre ou raser en mer ou même alors couper des ongles était, sauf le cas d'extrême péril, un des plus funestes augures : telle était la lex nacigantiuni (ci-ciii).

Des songes avertissent Lichas et ïryphènc de la présence de leurs ennemis: tous deux viennent sur le pont les raconter, et se préparent à les expier. Ilésus rapporte ce qu'il a vu : Lichas fait amener les coupables, qu'il vout châtier ; on commence à les frapper; Tryphènc accourt aux cris de Giton : Encolpe et Giton sont reconnus (civ et cv).

Lichas entend poursuivre sa vengeance : essais de résistance de Tryphène, puis d'Eumolpe ; harangues et répliques (cvi-cvii). Les tentatives de réconciliation ayant échoué, on se prépare de part et d'autre

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à combattre; querelle et lutte sans que toutefois il y ait de sang versé (« mulli utrinque sine morte labuntur »).

A la façon des Sabines, Giton se jette entre les combattants. Sur la demande de Trypliène, on conclut une trêve dont les détails sont soigneusement réglés dans un écrit {tabidœ fœderis). Fête pour célébrer la réconciliation. A propos des deux jeunes gens provisoirement devenus chauves, Eumolpe fait, en vers, l'éloge des cheveux {capilloruni elegidarion) (cviii et cix).

Avec le secours de perruques et quelques coups de crayon, la servante de Tryphcne rend à Giton et àEncolpe leur ancienne beauté (ex). Eumolpe, après avoir déclamé sur la légèreté des fenunes, raconte comme preuve, l'iiistoire de la matrone d'Ép/ièse (cxi ot cxii). Tentatives de rupture du traité et menace d'une nouvelle brouille (cxin».

La tempête sur le littoral de Campante (cxvi). Encolpe et Giton, résolus à mourir ensemble, se lient l'un à l'autre par une ceinture.

Après la tempête. Quand les flots se sont calmés, des pêcheurs, venus d'abord pour piller et trouvant des gens résolus à défendre ce qui leur reste, offrent leur aide aux naufragés. On retire du dessous d'un banc Eumolpe, tout occupé de finir un poème; la mer apporte le cadavre de Lichas : déclamation

d'Encolpe sur la vanité de nos espérances : on rend à Lichas les derniers devoirs (cxv).

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