‹ Pétrone; l'envers de la société romaine et études diversesChapitre 25 sur 128 · P. 36 et suiv · texte numérisé non relu

P. 36 et suiv

Si nous voulons absolument conjecturer ce qui lui plaisait, disons qu'il aimait les vers; les discours tour à tour insinuants ou passionnés; les récils courts, ingénieux, mordants; avant tout ce en quoi il excelle : l'esprit; toutes les formes de l'ironie depuis le persiflage le plus aigu jusqu'aux allusions si légères qu'on ne sait si l'auteur raille ou non ; essayons de nous le représenter, si nous pouvons, comme un caractère emporté, lâchant la bride à toutes ses passions ; mais à cette nature fougueuse serait jointe une intelligence des plus lucides, qui ne soit dupe de rien, connaissant le fond et le tréfond des hommes et des choses, suivant le spectacle qu'elle se donne et que lui donnent les autres, et en jouissant. Disons enfin et surtout que Pétrone aimait à regarder autour de lui et à tirer parti de ses observations; celles-ci portant sur toute la société : riches pauvres: sots, gens d'esprits: qu'il les pénétrait tous, les peignait sans ménagements, sauf à égayer d'un éclat de rire ce tableau que l'àprelé de son jugement aurait peut-être fini par trop attrister.

Malgré sa pénétration, il est vrai qu'il n"a pas toujours bien vu el qu'il n'a pas luul vu. La partie que nous avons du Sallricon ne conlioni pas une seule allusion aux juifs el aux chrétiens ^ Je sais

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