‹ Pétrone; l'envers de la société romaine et études diversesChapitre 49 sur 128 · Ghap. I ot II · texte numérisé non relu

Ghap. I ot II

doivent-ils faire effort pour néglig-er ce qu'ils y sentent de faux et d'étrange; pour les contemporains, ces bizarreries n'existaient pas ou peu s'en fallait, et dans l'ensemble, dans l'histoire, elles ne comptent pour ainsi dire pas.

Remarquons aussi combien il est curieux qu'une critique si âpre de la rhétorique et de ses procédés, se trouve dans un roman, c'est-dire justement dans un genre littéraire auquel les rhéteurs et les sophistes avaient, tout au moins en Grèce, ouvert le chemin, pour qui ils ont longuement tout préparé : lecteurs, fictions, thèmes, surtout thèmes d'amour, et jusqu'à la langue, mi-poétique, mi-oratoire, mais surtout passionnée. Quintilien ', tout en devinant l'écueil, a eu toutes sortes d'indulgence pour les exercices de déclamation; Sénèque le père en raffolait; si l'on fait abstraction de l'auteur du Dialogue des orateurs, tous y croyaient et continueront d'y croire; c'est un romancier, c'est Pétrone qui s'est chargé de dire ce que valaient au juste ces thèmes et tous ces travaux de l'école; il les a fustigés d'importance : tant il est vrai qu'on n'est jamais jugé au vrai et à l'occasion condamné que par les siens.

Mais revenons à la scène, dont nous n'avons ana-

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