‹ Pétrone; l'envers de la société romaine et études diversesChapitre 60 sur 128 · Voir plus haut, p. 41, note · texte numérisé non relu

Voir plus haut, p. 41, note

je sais quelqu'un qui lui a donné mille deniers d'or. Mais, si nous étions des hommes S il ne se donnerait pas ses aises. iMaintenant le peuple a double nature : chez eux, des lions; au dehors, des renards -. Pour moi. j'ai déjà mangé mes hardes et, si celte famine persiste, je vendrai mes baraques. Car que va-t-il arriver si les dieux, pas plus que les hommes, ne prennent en pitié cette colonie! Que je n'aie rien de ce qui m'appartient, si je ne crois pas que tout cela vient des dieux ^! Car personne ne croit que le ciel est le ciel: personne n'observe le jeûne: personne ne fait cas de Jupiter plus que d'un poil: tous, les yeux fermés sur le reste, comptent leur argent. Jadis les femmes allaient en grande stola, pieds nus jusqu'au Capitole, les cheveux épars, l'âme pure : elles demandaient à Jupiter de la pluie; et aussitôt il pleuvait à seaux: alors ou jamais, et tous revenaient trempés comme des soupes. Mais les dieux maintenant sont serrés dans

Page 1