‹ Pétrone; l'envers de la société romaine et études diversesChapitre 62 sur 128 · Collection Barrière, p. 118 (éd. Perroud, II, p · texte numérisé non relu

Collection Barrière, p. 118 (éd. Perroud, II, p

Tous les discours sont tournés de même. C'est une suite de gros mots, d'exclamations,, de serments que soulignait le geste; car on devine qu'il y avait, de la part du beau parleur, autant et plus de gestes que do mots ; le tout accompagné de tics, encore très reconnaissables dans le roman : Séleucus * parle par : Quicl? si...; Hermeros par : Tu autem... -; Ganymède commence presque toutes ses phrases par des Tune, des Nunc, et surtout des Itaque. L'affranchi qui renseigne Encolpe sur la maison et les convives de Trimalcion, accumule les : tu vois, les : vois-tu; lui, tel autre et aussi Trimalcion, les : en somme ^ ; toutes les phrases de Quartilla ont en tête un : c'est cela (Jta est). Elle, ses femmes et le cinaedus, avant de rien faire, commencent toujours par battre des mains ^ et l'on ne doit pas s'étonner dos flots do larmes, suivis d'éclats de rire, de cette personne démonstrative.

Ainsi gesticulent les convives de Trimalcion ; ils parlent un langage naïvement incorrect, très expressif, tout semé de constructions vives et d'effets pittoresques. Quand le maître de la maison prend la parole, à ses autres ridicules se joint celui

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