‹ Pétrone; l'envers de la société romaine et études diversesChapitre 67 sur 128 · Lettres, Lxxxvii · texte numérisé non relu

Lettres, Lxxxvii

On voit combien est curieux à étudier le monde dans lequel nous introduit Pétrone. Dans quelquesunes de ces pages du Satiricon, nous avons des (lallots romains de la bonne manière. Mais, si ce monde est très môle, si les tireurs de laine n'y manquent pas, il n'en est pas pour cela plus varié, et, trop prolongés, les entretiens de Trimalcion et de ses amis risquaient sinon d'écœurer, du moins do lasser le lecteur. Si l'on admet à la rigueur les hâbleries de Trimalcion et d'Habinnas rivalisant à qui tirera le plus vanité des beaux talents de tel esclave ', par contre l'étalage des devinettes proposées par un affranchi en colère -, l'énumérationdes apoplioreki \, sorte de tombola en calembours qui rappelle certaines devises parlantes très naïves des grandes maisons romaines '', ou encore de certaines maisons parisiennes des derniers siècles"', bien d'autres détails paraissent longs, et longues aussi sont les tirades de l'affranchi dégoisant contre Ascylle et (Hton.

Quant à la crédulité des petites gens et à toutes les formes sous lesijuelles elle se montre ici, c'est une matière inépuisable; notre patience ne l'est

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