LES SALUTATIONS. S
«(Tu^mlense : on ne se présent lit fos derant une é%me Zr qaiClit comme oenut la féinine d*QQ manani ; le Ii:.zrçe:ji£ çeiili JiùmiDe qui Teat saluer une oiarqtii«« i: prend, on f'en souvient, a faine d abord une r^><S- Ttzi'je en arrière, puis à marcher ^ers la daine d« CL alité avetc trois réTérences en a^anl, et enfin A S4 bâliser jn=^u'i ses geoo-jï, à la troisiôme.
Jadis on avait Ta^ectation de la cour(oi:>ie, aujourd'hui on arrive à TaiTeclation de rimjK>lile$se. Ou s envoie une phrase toute faite, que l'on no remplacerait pas sans encourir une détestable rt^putalion de recherche et d'afféterie; notre Commatt vuus jxftiivous?le premier mot de toutes les classes, est l'expression la moins élégante, la plus prosaïque qu'on puisse trouver, et pourtant comment Jugerait -on lo novateur qui, à limitation des Grecs antiquo», aborderait ses amis en leur demandant quelle est leur plii» losophie? Que penserait-on d'une femme qui uceueiilerait les siens en s 'informant uniquement do leurs sentiments et de leurs réflexions?
Aussi nos scrupules sont tels, sur ce chapitre, qu'une personne qui pénètre dans un salotï est moralement obligée de tomber dans un gros lieu commun; les habitudes font loi, et ne s'y soustrait pab qui veut.
En vain tous vous sentez capable de sortir de la Toie toute tracée : vous pourriez trouver quelque phrase ingénieuse, quelque tournure éK'gaule et gracieuse, au besoin même lancer sjûriluelleuient quelque impromptu fait et dûment préparé à loisir, — ios usages sont là et commandent, il vous faut obéir.
Cependant, vous vous révoltez devant celte coad#s-
cendance absurde qui tous pousse, vous, homme inteltigent^ à devenir sans cesse votre propre écho : vous craignez de répéter deux fois un trait d'esprit» et à plus forte raison une platitude. N'importe! soumettez-YOUs, car la société vous pardonnerait de manquer d'esprit, mais jamais de manquer d'usage.
Socrate savait que la politesse n'est pas, comme l'a dit plus tard ironiquement Duclos, l'imitation des vertus sociales, mais le miroir de la distinction individuelle; il saluait indifférenmient l'homme du peuple et l'archonte.
Un personnage gonflé de suffisance vient à passer^ Socrate le salue ; l'arrogant Athénien continue fièrement sa promenade et dédaigne de répondre d'un geste amical à celui devant qui se prosterne la postérité fout entière. Loin de témoigner le moindre ressentiment, le philosophe répond judicieusement 4 ses disciples, qui s'étonnaient de son indifférence :
— Mes amis, voudriez-vous que je me fâchasse contre cet homme, parce que je suis plus civil que lui?
Le chevalier William Goëls, gouverneur de la Virginie, croyait que l'on pouvait, sans déroger, saluer également les arrière-neveux de Japhet et de Gham. En cela, il était complètement opposé à ses administrés, qui se seraient fait un cas de conscience de ren-
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dre me marque de poliUsse a mi ptirvre enkfit O'X- £nqiie«
— ComiDent, ciievtlieTy lui dit mi (ireu(^i)ivo\ Auglflû, voiB vous déconrrejt dcratï* mi «ffjçroV
— Sans doute, répliqtu» ho^in^y rvv^iii'min tout* ma yit qu'un a»ciaTe «t isiomt'n- piu- juuuu^'^ ^u«:
La ss^jenct «l, comme k xoouot, ptxrujv* ^:vvy^ , lesémdlti» ont laia>t p«t o*. cuaini/ iji;r*r.. i> o*- ïw\* TeQes h/vestigaliont,. €' pounsii tjt ui ^»»t>^ i<tj'^ que mous «actuoiR, ?'iijsiujr«; o*?^ «iiuu. H;!, c! i;iuoi?t
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Les Tares :»: '.es ArsDi^ v?. i-^rTç- :r^<--'C« ^-r/j**£ <«*, rOneut, grandes naic:^-* j* i^^ji^^-KM"^. <v^^.-cii >*rv*i temblabies avec une 3ia:^t*. ^sur^t^^n*^ 5-» m :»r-iTv^ respect que ae ï«iu*»m .t«r--*ro^ni *>?. v-^r-isa-^ç' îçt portent lanonm droite \ a '^ssizip^yr i'V. j^-^^v, j» ^^ lèvent maje^uensemear ^uj*ra m :3i*nt(\n ^ ^ y^9^t légèrement mr le ihant an ]i«ww3ni ?i:>v, ar?**'** ces pande» : & sute» jiesi«^«ii; ,1e saSM ^^ av>^
e PEUPLES ET VOYAGEUR . .
vonst) Sebedt koum bel Khair! (Dieu vous comble de biens le matin !)
Dans quelques régions de l'Orient, le musulman s'approche timidement des vieillards et leur touche religieusement la barbe; la barbe^ cet ornement quî^ chez les Arabes et les Persans^ est l'objet d'une si grande vénération 1
Celui qui a le malheur d'en être dépourvu est en butte à l'exécration publique. Que la calamité s'abaisse mr ce visage imparfait! s'écrient les musulmans en voyant un homme rasé. En revanche^ ils prodiguent des louanges à ceux qui ont le visage paré d'une longue barbe : ()"« J^^cm, disent-ils alors, fasse tomber sur vous ses bienfaits comme une grosse pluie! Les mendiants, pour s'attirer la compassion des passants, murmurent ces paroles : Que Dieu veuille conserver votre barbe ! Dieu veuille lui verser ses bénédictions !
Les éloges et les compliments en vigueur en Orient sont d'une nature telle qu'ils courrouceraient, à coup «ûr, les Européens, et principalement les Européennes qui voudraient les prendre au sérieux. L'Arabe compare les yeux d'une belle personne à ceux d'une gazelle, et lorsqu'un Persan veut témoigner son respect à une dame, il l'appelle barbe blanche, métaphore qui, en dépit de l'invraisemblance, caresse délicieusement les oreilles du beau sexe oriental. En efTet, sur l'antique soi asiatique, la vieillesse a conservé ses privilèges. Honneur aux vénérables pères de la nation, aux grands voyageurs dans la vie I A vingt ans, le musulman n'est rien, parce que son savoir est nul; à soixante ans, l'expérience a rendu son âme forte, son esprit prévoyant et sa mémoire féconde en récits.