‹ Peuples et voyageurs contemporainsChapitre 22 sur 39 · Incidents of traveU in Yucatan · texte numérisé non relu

Incidents of traveU in Yucatan

particulièrement les ruines du Chiapas, entre autres celles de Tulha (que les indigènes appellent Tonina en langue tzendale); ces ruines ont un magnifique aspect:

— on y trouve des statues, des bas-reliefs et des ornements en stuc d'une exécution très-remarquable, et des inscriptions qui rappellent celles de Palenqué.

C'est à peu près dans les mômes parages que M. Squier fît aussi, il y a quelques années, de curieuses découvertes <. Les savants qui approfondissent, retournent, scrutent les questions les plus ardues, ne sont pas rares, mais les érudits de la trempe de M. Squier sont en trop petit nombre; — en lui, nous voyons le savant doublé de l'homme d'esprit ; — il étudie et juge avec raison, mais écrit avec la plume finement taillée d'un élève de Voltaire; ses renseignements ne se pressent pas en lourds bataillons, mais se présentent en habiles tirailleurs; il nous promène, en spirituel pionnier, au milieu des merveilles de l'Amérique centrale, et nous charme presque autant qu'un bon romancier. Il raconte l'étonnement des indigènes et des Mestizos en découvrant, dans les hautes herbes de Pensacola et de Zapatero (lac de Nicaragua), ces singulières idoles, à côté desquelles ils avaient toujours écu sans se douter le moins du monde de leur voisinage ; — il nous dépeint, en traits colorés, les paysages et les habitants, le passé et le présent du Nicaragua ;

— que de persévérance, que de ténacité il lui faut pour mener à bien son entreprise ! Les ouvriers de l'Amérique centrale n'obéissent que dans l'unique espoir d'assouvir leur insatiable soif à'agua ardiente (eau-de-

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