SUICIDES
Hommes
Femmes^
Total
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Si l’on compare le nombre des submersions par accident au nombre total des morts accidentelles, ainsi que l’a fait le professeur lourdes , on voit qu’elles en forment un peu moins du tiers et un peu plus du quart. Ainsi de 1875 à 1880 le nombre des morts par accident
a varié de 13016 à 13787. En 1875, sur 13089 morts accidentelles, il y a eu 4266 submersions, soit 32 pour 100; en 1880, 3781 sur 13787, soit 27 pour 100 du nombre total d’accidents.
Pour les femmes, la submersion vient en première ligne, parmi les moyens de suicide ; la pendaison vient ensuite. Pour les hommes, c’est au contraire, la pendaison qui est le mode de suicide le plus fréquent, la submersion demeure en seconde ligne.
La submersion, à routes époques, a particulièrement appelé l’attention des médecins. Déjà en 1575 Ambroise Paré indiquait plusieurs signes caractéristiques de ce genre de mort.
« Si le chirurgien, dit-il, est appelé pour faire rapport d’un « corps mort tiré hors de l’eau, pour savoir s’il est énoyé vif ou « jeté en l’eau mort. Les signes qu’il aura esté jetté vif sont « qu’on trouvera l’estomach et le ventre remplis d’eau, et sort du « nez quelque escrément morveux, et par la bouche escumeux « et baveux, et le plus souvent saignera du nez. D’abondant il « aura l’extrémité des doigts escorchés, à raison qu’en mourant « il gratte le sable au fond de l’eau, pensant prendre quelque « chose pour se sauver, et qu’il meurt comme en furie et en rage. « Au contraire s’il a esté jetté en l’eau mort, il n’aura aucune « tumeur dans l’estomach, n’y au ventre, parce que tous les con- « duits sont affaissés et estonpés, et qu’il n’inspire plus, et aussi « n’aura morve au nez ni bave à la bouche, n’y vestige aux doigts « n’y au front. — Pourquoy, selon ces signes, le chirurgien « pourra faire rapport fidèlement des corps morts trouvés en « l’eau, s’ils ont esté jettés morts ou vivants. »
Après Paré, Jacques Syluius en 1630 dans ses com-