POUR
4) Champs visuels normaux,
5°) Fonds d'œil normaux,
6°) Tension artérielle : contact.
En conclusion : asthénopie et baisse de la tension artérielle qui sont l'effet de l’accident.
Le 27 juillet 1950, examen effectué par le Professeur PLANQUES :
Mlle A... accuse :
1°) des céphalées siégeant au vertex où elles sont gravatives, dans la région de la nuque et la région rétro-mastoïdienne où elles s’accompagnent d’hyperalgésie des téguments, douleurs surtout matinales mais s'étendant sur toute la journée et même sur une partie de la nuit, aggravées par la lecture, l'effort intellectuel, non modifiées par le décubitus, les règles, les changements de temps, faiblement atténuées par les analgésiques habituels, s’accompagnant de transpirations localisées à la tête et d’une légère torpeur.
Ces céphalées apportent en somme, une sérieuse gêne à Yactivité intellectuelle, au sommeil;
2°) des vertiges, éprouvés soit en position debout immobile (sensation d’instabilité non localisée), soit à l’occasion de mouvements brusques, spécialement la flexion du corps en avant. Ces troubles se renouvellent pendant quelques secondes, à plusieurs reprises dans la journée;
3°) des troubles de l’activité mentale :
— Hyperalgésie sensorielle (le bruit lui fait mal);
— Forte asthénie : ne peut lire ou coudre d’une façon prolongée et utile (est arrêtée par le mal aux yeux, la céphalée, s'endort), manque de courage;
— Hyperémotivité considérable : elle tremble des pieds à la tête à la moindre contrariété pendant plusieurs minutes. Ces crises de nerfs, auparavant très fréquentes, tendent actuellement à s’espacer de dix à vingt jours;
— Tendance à la mauvaise humeur, à la tristesse; s’afflige d’avoir perdu un fiancé; craint l’avenir;
— Le sommeil nocturne est imparfait, amoïindri par la céphalée, peuplé de cauchemars; il est compensé par une somnolence diurne indésirable; |
— Il existe de petites productions du type psychasthénique (peur de traverser la rue ou un grand espace).