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blessure puisqu'il ne serait pas apparu sans elle, mais dépend aussi de l’état antérieur de la victime, constitué par un caractère particulier et prédisposé à la revendication.
Ainsi, le taux de l'I.P.P. définitive a été fixé à 35 %.
En septembre 1951, une enquête nous permet d'apprendre que cet individu, après avoir changé de quartier, a repris du travail dans une entreprise différente.
Relativement satisfait de son I.P.P. définitive de 35 %, il a brisé tous les ponts avec ses anciennes relations qui le croyaient malade et a repris une existence normale, agrémentée par sa petite rente.
Enfin, la neuvième et dernière observation de traumatisme crânien, n’est qu’un exemple de simulation.
Le 17 octobre 1946, M. R.., 26 ans, est heurté dans le dos par une voiture automobile et rejeté à la renverse sur le capot du véhicule qui continue à rouler pendant 25 ou 30 mètres.
Il n'y a eu ni perte de conscience, ni troubles confusionnels consécutifs; M. R... rentre chez lui et se couche sans faire de particulières remarques à propos de sa vision.
Le lendemain, il éprouve de fortes douleurs lombaires, d’intenses céphalées et il doit interrompre son travail.
Le surlendemain, il constate l’abaissement de sa vision. Il consulte un neurologue qui l’adresse à un ophtalmologiste.
Ce dernier établit un certificat constatant :
— une forte insuffisance visuelle, non modifiable par les verres : OD, OG : 2/10; les champs visuels sont rétrécis concentriquement (20 degrés environ dans l’ensemble et 10 degrés des deux côtés temporaux).
Ii attribue ces troubles à l'accident survenu huit jours avant, il estime à 100 % le degré d'invalidité.
La vision ne s’améliorant pas, M. R.. consulte à Toulouse, le 28 janvier 1947, un professeur agrégé d’ophtalmologie qui constate : acuité : OD : 2/10; OG : 3/10, avec rétrécissement concentrique des champs visuels. Il estime ne pas pouvoir
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affirmer l'origine traumatique des troubles accusés et ne prescrit pas de traitement.
Examen :
M. R... n’accuse que des céphalées modérées; il ne présente pas le moindre signe neurologique. Une prise de sang a été faite (la première pratiquée chez lui) et sa sérologie est négative. Une série de radiographies du crâne est demandée, mais le malade ne les apporte pas.
Diagnostic :
Les troubles accusés par ce blessé sont des troubles purement fonctionnels (tant la diminution de l’acuité que le rétrécissement des champs). Aucune constatation objective n’a été faite par personne au niveau de son fond d'œil ou ailleurs.
Le Professeur PLANQUES a estimé que leur réalité était contestable pour les raisons suivantes :
1°) Le traumatisme qui paraît les avoir engendrés est un traumatisme léger, sans commotion, sans fracture. (Or, les troubles oculaires importants nécessitent de forts traumatismes).
2°) Les troubles accusés réalisent une formule qui leur est spéciale et qui ne s’accorde pas avec l’idée d’un dégât précis ni du nerf optique, ni du chiasma, ni des voies visuelles cérébrales.
3°) Les troubles oculaires post-traumatiques sont dus, en règle générale, soit à une fracture intéressant l'orbite (ce n’est pas le cas) soit à un hématome (mais alors ils régressent ultérieurement et ceux de M. R... n’ont pas régressé) soit à une arachnoïdite opto-chiasmatique (mais alors ils se constituent progressivement, alors que ceux de ce blessé ont été, dès le surlendemain du traumatisme, ce qu'ils étaient au moment de l’expertise).
4°) Il paraît difficilement admissible que le traumatisme ait laissé pour seul reliquat des troubles oculaires si importants, sans laisser d’autres séquelles (céphalées, vertiges) alors que c’est le contraire qui est observé très habituellement.
Pour toutes ces raisons l’origine traumatique des troubles accusés par M. R... n’a pu être acceptée, l'existence même de ces troubles paraissant contestable,
Ro ee.
Le Docteur TABARLY ayant eu à examiner M. R.…. pour expertise à conclu nettement à la simulation des troubles oculaires. Sans doute cette dernière n’est pas d’une certitude absolue, en l’absence d’aveu. Mais l’enquête entreprise par la compagnie d'assurances chargée de régler ce sinistre, nous à révélé que :
1°) Le soir de l’accident, le 17 octokre 1949, M. R... avait déclaré à l’agent de police qui était sur les lieux, qu’il n’avait pas de réclamation à formuler, étant donné qu'il n'avait pas été blessé.
2°) Alors qu’il se prétendait incapable d'exercer son métier d’horloger, M. R.… a réparé des montres (La compagnie d'assurances en à les preuves).
3°) M. R... avait vendu son fonds de commerce à Metz pour partir en Australie. Cet accident arrivait juste à point pour apporter le petit supplément pécuniaire nécessaire à sa nouvelle installation.
En effet, par une lettre du mois d'octobre 1951, la compagnie d'assurances nous apprend que cette affaire a été réglée à l'amiable par un versement de 115.000 francs à M. R... le 3 janvier 1949.
Depuis cette date, il est impossible de retrouver la trace de M. R... qui, satisfait, a vraisemblablement réalisé son projet de départ en Australie.
Tout cela semble bien confirmer que les troubles accusés par M. R.…. étaient simulés dans un but intéressé.
IT. - SEQUELLES DE TRAUMATISMES EXTRA-CEPHALIQUES
a) CAS OÙ UN ETAT ORGANIQUE A PU ETRE MIS EN EVIDENCE
Le 27 juillet 1947, M. C..., marié, trois enfants, a eu les téguments pulpaires du pouce droit sectionnés par un coup de scie circulaire. Cette plaie paraissait devoir se cicatriser simplement. Une quinzaine de jours après l’accident, le klessé commence à souffrir de son pouce, puis de l’avant-bras, face antéro-externe : douleurs vives, lancinantes, discontinues, surtout nocturnes, hyperesthésie au toucher. Une incision exploratrice de la pulpe du pouce reste sans résultat. Les douleurs, loin de s’atténuer s'étendent au bras droit tout entier et à l’hémithorax droit, nouvelle incision (un mois après l'accident) nouvel échec.
En août 1947, après poncticn lombaire (résultats normaux) et échec de la bévitine forte, des infiltrations stellaires, de la radiothérapie cervicale, amputation de la phalangette du pouce.
Les douleurs continuant, le 3 novembre 1947, résection d’un manchon périostique sur les deux os de l’avant-bras. Echec.
M. C.. est alors hospitalisé dans le service du Professeur RISER, à Purpan. Il paraît fortement diminué au point de vue moteur (opposition du pouce impossible, flexion des doigts limitée). Des troubles de la perception sensible sont notés au bras, à l'épaule, à la face; radiographie des deux avants-bras et du squelette cervical : pratiquement normale. Sérologie
négative.
I1 reparaît dans le service le 24 janvier 1948.
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On note : douleurs très vives dans le bras droit et par moments dans tout le corps; force musculaire et sensibilité normales. ù
Quatre infiltrations stellaires lui sont faites.
Le 7 avril 1948, il est revu à la consultation neurologique; persistance des douleurs.
Le 25 mai 1948, le médecin examinateur constate et attribue au traumatisme :
1°) Une amyotrophie appréciable des muscles de la région scapulaire et du membre supérieur droit;
2) Des douleurs à la palpation de l'épaule et du bras droits;
3) Une diminution appréciable de la force musculaire segmentaire du membre supérieur droit et une très grande gêne pour porter ec: membre au-dessus de l’horizontale;
4°) Une baisse progressive de l’acuité visuelle.
Le 21 juin 1948, on constate : Main d’Aran Duchenne à droite; amyotrophie très marquée des éminences thénar et hypothénar. Tremblements amples et rapides de la main droite plus accusés à gauche. Douleurs irradiées dans le plexus brachial droit et s’irradiant depuis peu à gauche.
Le 17 juillet 1948, M. C.. est examiné par le Professeur PLANQUES, en vue d'expertise; il constate :
1) Du côté de son membre supérieur droit :
Accuse des douleurs continuelles ayant leur siège principal au bord interne de l’omcplate et irradiées, surtout postérieurement, jusqu’au bout des doigts. Ces douleurs sont des élancements perçus en surface et dans la profondeur des tissus, elles semblent exagérées pendant la nuit et troublent le sommeil; elles s’accompagnent d’un intense énervement général.
On constate un vif endolorissement des masses musculaires krachiales et scapulaires à la palpation.
On constate une anesthésie absolue à tous les modes de sensibilité, étendue non seulement aux téguments du membre supérieur, mais à une large zone hémi-thoracique attsignant le rebord costal, à la partie droite du cou, de la face,
du cuir chevelu. Cette anesthésie se limite nettement à la ligne médiane, devant et derrière. Elle s'accompagne d’une hémi-anesthésie de la langue. Au niveau de sa main droite, M. C... ne sent pas les poids; il ne perçoit le diapason en aucun point du membre supérieur, ni du côté droit du crâne, ni sur l’apophyse zygomatique, ni sur le rebord de l'orbite droit.
Cependant, chose paradoxale, ce malade reconnaît plusieurs objets qu’il palpe, précise leur température, la nature de la matière qui les constitue. Non moins paradoxale est la non-perception du diapason par le crâne à droite, alors que cette perception s'effectue principalement par l'oreille et que ses deux oreilles sont intactes.
Le membre droit paraît présenter une notable diminution de sa capacité motrice. Il se présente dans une attitude indifférente et inerte et ne semble pas participer à l'harmonie motrice générale. Aucun mouvement n’est impossible, tous sont diminués de force dans une proportion à peu près égale pour les articulations des doigts, du poignet, de l'épaule, de 20 à 30 % environ. Il peut écrire correctement.
Il existe à son niveau une importante amyotrophie glcbale des éminences thénar et hypothénar, de 2 centimètres à l’avant-bras, 3 centimètres au bras, visible à l'épaule.
Les réflexes du membre supérieur droit sont normaux. On n’y constate aucun signe sympathique okjectif. Avec sa main droite ce malade écrit à peu près normalement.
2) M. C... accuse en outre :
— des céphalées surtout vespérales, se continuant dans la nuit, globales, symétriques, frontales et pariétales;, des douleurs du cou, intermittentes, survenant surtout aux mouvements; ces troubles sont perçus depuis l'accident;
— une diminution de la vue portant surtout sur la vision de loin, survenue depuis quatre mois; à l'examen ophtalmologique du 25 mai 1948, on a trouvé : OD 7/10, OG 9/10, accommodation très faible, inférieure à trois dioptries.
Fond d’œil normal, sauf congestion assez nette des papilles (veines volumineuses), ne paraît pas avoir d’hypertension artérielle rétinienne,;
— un mauvais état général, avec asthénie, nervosité, variation de son poids depuis l’accident.
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Diagnostic et taux
M. C.. a présenté après son accident une douleur extensive et progressive avec amyotrophie notable de son membre supérieur droit et diminution importante des fonctions motrices de ce membre sans paralysie proprement dite, avec signes généraux, céphalées, nervosité, insomnie, perte de forces.
A ce syndrome physiopathique extenso-progressif s’ajoutent des troubles sensitifs objectifs qui sont du type pithiatique en raison de leurs caractères paradoxaux : conservation de la gnosie alors que toutes les sensibilités superfcielles et profondes paraissent abolies;, imperception du diapason dans la moitié de la face et du crâne avec parfaite conservation de l’ouie; possibilité d'effectuer des gestes aussi précis que l'écriture alors que toutes sensibilités sont abolies; les troubles oculaires, fonctionnellement peu importants, paraissent entrer dans ce cadre.
L’ensemble de ces troubles conditionne une impotence notable, M. C.… doit renoncer à travailler aux machines à bois et ne peut guère exercer que des fonctions de gardien, de veilleur ou peut-être de comptable. Si l’on considère que cet homme était déjà minorisé par une amputation de la jambe droite au tiers inférieur (ce qui ne l’empêchait pas d'exercer sa profession de manœuvre spécialisé) on peut estimer que sa nouvelle invalidité venant s'ajouter à l’ancienne, réduit sa capacité totale à 25 %; autrement dit, l'accident à provoqué une invalidité de 75 %.
Cette impotence n’est pas incurable; les troubles neurologiques du membre supérieur peuvent s'améliorer ou même guérir complètement dans la mesure où le pithiatisme participe à leur constitution. Le règlement rapide de la situation du blessé peut y aider. |
Pour toutes ces raisons, une I.P.P. de 75 % a été accordée, sous réserve de révision.
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b) CAS OÙ UN ETAT ORGANIQUE N’A PU ÊTRE MIS EN EVIDENCE ET RESTE DOUTEUX UN ETAT NEVROTIQUE ETANT SUREMENT PRESENT
Le 19 décembre 1945, M. F.… était en train de fendre du bois à l’aide d’un marteau de 7 kilos environ; quand le marteau était au plus haut de sa course, M. F..… a ressenti une brusque impression de déchirure lombaire; malgré ses douleurs, il a pu se traîner jusqu’à une clinique. Il a été renvoyé chez lui où il à passé quelques jours couché. Depuis lors, la douleur persistant, il n’a pu reprendre son travail.
Le 6 avril 1948, il est examiné par le Professeur PLAN- QUES, en vue d'expertise.
Il se présente alors pâle, anémié, plutôt maigre, marchant légèrement voûté; il accuse une douleur constante dans la région vertébrale au niveau des cinquième et sixième vertèbres dorsales; cette douleur existe au repos dans la station debout, s’exagère dans la position assise, torse droit, est au maximum dans le décubitus dorsal et l’oblige à dormir sur le flanc, l'empêche de faire un travail nécessitant quelques forces, est indifférentes aux analgésiques habituels.
Aucune déformation vertébrale n’est constatée, mais le malade accuse une douleur à la pression des cinquième et sixième apophyses épineuses dorsales. Les mouvements de flexion en avant sont limités par la douleur; il ne peut, les jarrets tendus, approcher ses mains à moins de 25 centimètres du sol.
Les mouvements d'extension sont presque normaux. Les inflexions latérales de la colonne vertébrale sont légèrement limitées. Pas de signe neurologique; souplesse lombaire normale.
Plusieurs radiographies n’ont donné aucun signe net de lésion osseuse ou articulaire.
Deux ponctions lombaires ont donné un résultat à peu près normal et révélé l’absence de blocage.
Une série d’infiltrations loco dolenti à la novocaïine n’ont eu qu'un effet passager; l’échec a été complet.
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Diagnostic et taux
Une première impression est celle de persévération morbide pithiatique, après une douleur réelle due à une entorse vertébrale. En faveur de cette hypothèse, plaide la débilité mentale du sujet (cinq ans au test de Binet et Simon) et la suggestion qu’exerce sur lui un entourage revendicateur.
Mais la persistance des douleurs sous une forme immuable, d’ailleurs très spéciale, la discrétion même des signes neurologiques, nous invitent à prendre en considération une autre hypothèse qui est celle d’une hernie discale traumatique qui, par exception, se serait produite dans la région dorsale. |
Dans l’une comme dans l’autre de ces deux hypothèses, il paraît raisonnable de considérer l’'invalidité comme définitive et d’en fixer le taux à 15 %; en effet, dans le premier cas, on ne sait ni quand ni comment ce trouble fcenctionnel peut guérir, et il est juste de l’indemniser. Dans le second cas, il y à une cause anatomique qu’une opération pourrait peutêtre guérir.
En conséquence, une I.P.P. de 15 % a été accordée, sous réserve de révision.
Enfin, la dernière observation exposera un cas de troubles pithiatiques purs, survenant après un traumatisme du poignet.
Le 2 juin 1948, le poignet gauche de M. S... est accidentellement franchi par la roue de la faucheuse; il a subi un effet d’écrasement entre la face palmaire et dorsale, sur un sol assez sec. Il n’y a point de plaie, maïs le lendemain apparaît un œdème et une cyanose de la main. L’impotence fonctionnelle de cette main est accusée. Des douleurs à type de rongement et de brûlure sont perçues dans la face dorsale de la main avec irradiations vers le troisième et le quatrième doigts. Le lendemain, la douleur s'étend le long du bord ex-
terne de l’avant-bras jusqu’au coude et le blessé éprouve des malaises généraux.
Quinze jours après l'accident, le blessé se plaignant toujours, est plâtré pendant deux mois et demi. Les douleurs s’atténuent, mais à l’ablation du plâtre, subsiste une impotence fonctionnelle du poignet et de la main, due en partie à la douleur.
Puis l’état se stabilise.
Le 18 mars 1950, un docteur certifie que M. S.. est atteint de maladie post-traumatique de Leriche du poignet gauche.
Le 13 novemjbre 1950, un autre docteur avait constaté, après radiographie du poignet gauche : « Légère ostéoporose de la région carpienne paraissant traduire le signe d’une maladie post-traumatique algique de Leriche ».
Le 22 novembre 1950, M. S.. est examiné par le Professeur PLANQUES. Il accuse : des douleurs spontanées au niveau de sa main gauche et du poignet, surtout à sa face antérieure (sensation de rongement, de brûlures, de douleurs pulsatil:s qui s’exagèrent quand la main est tombante, au mouvement et à l'effort. Le malade est gêné de ce fait dans son sommeil et a maigri de 3 kilos. Il éprouve des palpitations.
Les mouvements actifs du poignet et de la main sont limités par les douleurs que provoque le mouvement. Il affirme l'insuffisance de cette main dans sa participation aux travaux pénibles ou difficiles; les capacités motrices sont diminuées, selon lui, dans la proportion de 50 %.
Objectivement : Tous les mouvements actifs et passifs de la main et du poignet droits sont possibles.
Le blessé accuse des douleurs vives à la mobilisation, dans la palpation profonde de la gouttière radiale et de l’éminence hypothénar. Mais aucune autre constatation objective n’est faite au niveau de ce membre. En particulier, aucune anomalie de la sensibilité objective dans tous ses modes, aucune anomalie des réflexes, aucun trouble sympathique portant sur la fonction sudorale, vaso-motrice ou pilo-motrice n’est notable. La température locale, les indices oscillométriques sont symétriques. Il n'existe aucun trouble trophique.
De nouvelles radiographies du poignet, pratiquées à l’HÔtel-Dieu, n’ont montré ni décalcifications, ni reliquats de fractures.
L'examen général a montré par ailleurs :
— Une arythmie cardiaque très accusée, avec une tension artérielle basse (10 1/2 - 6) sans anomalie radiologique de la silhouette cardiaque;
__ Une augmentation sensible à la percussion du volume du foie que le tremblement général et l'odeur éthylique de l’haleine, constatés à plusieurs reprises, permettent de rapporter indubitablement à une imprégnation alcoolique habituelle.
C’est probablement à elle qu’il faut aussi rapporter l’arythmie complète, par myocardite toxique, à moins que le traumatisme précordial reçu par M. S.… en 1947 (coup de corne de bœuf) n'ait joué un rôle.
Diagnostic et taux
On peut écarter, en l’absence de trouble sympathique ou du tonus musculaire, les troubles dits physiopathiques de Babinski.
Il ne s’agit pas davantage d’ostéoporose douloureuse de Leriche, puisque, au moment de l’examen, toute ostéopcrose fait défaut.
Tout se réduit à la seule impotence douloureuse qu’accuse le blessé en l’absence de tout signe objectif. Il s’agit donc de troubles pithiatiques purs, post-traumatiques, causés certes par le traumatisme, mais entretenus par les exhortations à la revendication de mauvais conseillers, exhortations pro: pres à influencer un état mental affaibli par une imprégnation toxique permanente.
En conséquence, les troubles présentés par M. S... ne sauraient être indemnisés au même taux qu’une affection organique réelle provoquant le même degré d’impotence. Aussi, ne lui a-t-il été accordé qu’une I.P.P. de 15 %.