‹ Phagocytes et bacille tuberculeuxChapitre 10 sur 13 · PREMIÈRE SÉRIE D'EXPÉRIENCES · texte numérisé non relu

PREMIÈRE SÉRIE D'EXPÉRIENCES

Injection intrapleurale et injection intraveineuse de même nature, mais de quantité variable.

Six. lapins A. B. C. D. E. F. reçoivent chacun une injection intrapleurale de 4 centimètres cubes d’une émulsion opalescente dans l’eau physiologique de - staphylocoques blancs tués par la chaleur (culture sur gélose de vingt-quatre heures),

De ces six lapins, deux sont sacrifiés, l'un A au bout de vingt-quatre heures, l’autre B au bout de quarante-huit heures, “a - La plèvre du lapin A renferme 1 centimètre cube d’exsudat constitué par des polynucléaires, la plèvre du lapin B contient 2 centimètres cubes d’exsudat formé de polynucléaires et de mononucléaires.

Des quatre autres lapins, 2 C et D reçoivent une nouvelle injection intraveineuse de 1 centimètre cube d’émuision de staphylocoques et les deux derniers E, F séulement une injection de 1/2 centimètre cube,

Le lapin C est sacrifié au bout de vingt-quatre heures. D ,au bout de quarante-huit heures, tous deux montrent une plèvre intacte sans la moindre trace d'exsudat,

. Les animaux E, F sacrifiés l’un après vingt-quatre heures, l’auire après quarante-huit heures présentent dans leur plèvre un exsudat de 1/2 centimètre cube

à peine, constitué par des polynucléaires et quelques mononucléaires.

Des résultats analogues sont obtenus avec une émulsion grisâtre dans l’eau physiologique de spores d’Aspergillus fumigatus tuées par la chaleur.

Des expériences qui précèdent, il résulte que l’injection dans le système vasculaire de 1 centimètre cube d’émulsion de staphylocoques contrebalance l’action de 4 centimètres cubes de cette émulsion dans la plèvre, alors que 1/2 centimètre cube dansla veine se montre insuffisant à empêcher la formation d’un exsudat pleural à polynucléaires.

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