‹ Phagocytes et bacille tuberculeuxChapitre 6 sur 13 · C. Madelaine · texte numérisé non relu

C. Madelaine

qu'après dix-huit à vingt-quatre heures. M. Bôrrel n’a vu de grands leucocytes mononucléaires que dès la fin de la deuxième journée, tandis que nous avons remarqué leur présence dès le début de la réaction; mais ils étaient rares et nous ne les avons jamais vu englobant des bacilles pendant. les deux premiers jours. »

__ Pour la clarté de la critique, disons dès maintenant, que nous ne pouvons accepter la conclusion de Dembinski, Quant au stade initial de la phagocÿtose, les résultats qu’il a obtenus sont bien du même ordre, à quelques détails près, que ceux obtenus par Borrel, mais là s’arrête l’analogie. Comparer ce quise passe chez le spermophile, où le bacille tuberculeux se désagrège, alors que l’élément cellulaire englobant persiste, avec ce qu’il nous signalé chez le pigeon, où le bacille tuberculeux reste intact, tandis que le leucocyte polynucléaire se désagrège ét disparaît, nous paraît peu facile. Reste à élucider le sort des mononucléaires ayant englobé les. ba: cillés. Dembinski nous dira simplement quelques lignes plus loin que chez le pigeon la phagocytose du bacille aviaire est impuissante à arrêler le développement de la maladie. Ce qui, nous permet de supposer que les mononucléaires en présencé du bacillé tuberculeux ont subi le même sort que les polynueléaires.

Appeler phagocytes, des éléments cellulaires qui devraient saisir, digérer un microbe et qui, après l'avoir saisi, meurent, laissant le microbe en libérté,

Page 1