‹ Phagocytes et bacille tuberculeuxChapitre 7 sur 13 · DEUXIÈME SÉRIE D'EXPÉRIENCES FAITES AVEC LE BACILLE TUBERCULEUX HUMAIN · texte numérisé non relu

DEUXIÈME SÉRIE D'EXPÉRIENCES FAITES AVEC LE BACILLE TUBERCULEUX HUMAIN

Résultats obtenus par l'examen de l’exsudat,

__ Une demi-heure après l’inoculation, bacilles libres, quelques polynuciéaires et mononucléaires, tendance des mononucléaires à entourer les bacilles.

Les mêmes faits s’observent au bout de la deuxième, cinquième, dix-huitième heure.

Après vingt-quatre heures, bacilles libres, polynucléaires englobant des bacilles, les mononucléaires s’entassent en rangées circulaires autour de ceux-ci, leurs contours finissent par disparaître, ce sont de véritables cellules géantes. Dans certaines

- cellules les noyaux se fragmentent en grains chromatiques et même dans d’autres elles perdent leurs contours, deviennent indistinctes. Les polynucléaires ne prennent pas part à la formation des cellules géantes. Les jours suivants, la formation des cel-

lules géantes est de plus en plus prononcée, presque tous les bacilles sont inclus à leur intérieur.

Résultats obtenus par l'examen des coupes histologiques.

Des coupes d’une réaction locale âgée de vingt-

quatres heures montrent 5 à 6 cellules géantes à noyaux périphériques entourant les amas de. bacilles.

Pour Dembinski « après l’inoculation avec le bacille aviaire, la phagocytose est très active et l’on -peut y distinguer trois stades : elle est d’acord polynucléaire, puis mixte et enfin mononucléaire. -A près l'inoculation avec le bacille humain, dès le début apparaissent à la fois des leucocytes polynucléaires'et mononucléaires, c’est une leucocytose mixte initiale ; quant à la phagocytose, elle n’est pas marquée, si l’on considère les leucocytes isolés. » Avec le bacille aviaire «la phagocytose est impuissante à arrêter le développement de la maladie. « Quant au bacile humain il est aussitôt bloqué et rendu inoffensif par les nombreux leucocytes dont l’entassement forme la cellule géante, qui est considéré comme un moyen phagocytaire beaucoup plus puissant que les leucocytes isolés, »

Faisons une fois de plus remarquer que, Dembinski ne considère que l’englobement des bacilles tubercuüleux par les globules blancs. Pour lui le fait à mettre en évidence est de savoir quels sont, des polynucléaires ou des mononucléaires,ceux qui arrivent les pemiers en contact avec le bacille tuberculeux. La destruction du bacille par les leucocytes polynucléaires ou mononucléaires ne retient pas longtemps son attention ; il nous paraît oublier que « l’englobement ne constitue pas tout l’acte phagocylaire, » que « l’acte essentiel de la phagocytose ne

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commence que l’englobement terminé » Besredka,

S'appuyant sur les recherches de Dembinski, Metchnikoff consacre au bacille tuberculeux les lignes suivantes.

«Le pigeon nous intéresse encore davantage à cause de son immunité naturelle contre le bacille de la tuberculose humaine. Il résiste à des doses considérables de ce microbe, si virulent pour l’homme et pour la grande majorité des Mammifères et mème pour quelques oiseaux (serins, perruches). M. Dembinski (1) a étudié le mécanisme de cette immunité et a pu constater que les bacilles de la tuberculose humaine rencontrent dans l'organisme du pigeon une résistance très grande de la part des phagocytes, notamment des macrophages. Ces cellules se fusionnent autour des amas de bacilles et lés emprisonnement dans de véritables cellules géantes, ou macrophages polynuclées Les microphages ne jouent dans cette lutte qu’un rôle effacé, mais la résistance des macrophages est des plus efficaces. Incapables de détruire totalement les bacilles, ces phagocytes exercent sur eux une influence défavorable et les empêchent de pulluler et de manifester leur action nocive. L'importance de la défense par les macrophages ressort encore mieux de la comparaison de ce qui se passe lorsqu’au lieu de bacille de la tuberculose humaine oninocule à des pigeons des bacilles

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