Annales de l'Institut Pasteur, 1899, t. XII, p
de la tuberculose aviaire. Dans ce dernier cas les | microphages saississent promptement les microbes, mais impuissants contre eux, ils périssent, tandis que les macrophages n'interviennent que tardivement et en faible proportion. Il en résulte que chez le pigeon le bacille aviaire se généralise dans l’organisme et provoque la tuberculose mortelle. £
. Il faut donc bien admettre que l’immunité du pigeon contre le bacille de la tuberculose humaine est l'œuvre de la défense par les macrophages. Cette conclusion est corroborée par le fait que chez la poule — également réfractaire vis-à-vis du même microbe — on observe aussi une très forte réaction macrophagique. »
En dernière analyse, chez le pigeon,lebacille tuberculeux aviaire détermine un afflux rapide des polynucléaires, l’englobement des bacilles par les globules blancs ne se fait pas attendre. D’après les notions précédentes, on pourrait augurer une issue favorable pour l’animal infecté, mais nous savons que la résistance d'un animal à une infection est due au pouvoir digestif du protoplasme des globules blancs, c’est-à-dire à la phagocytose et que lenglobement ne constitue pas tout l’acte phagocytaire, l’acte essentiel de la phagocyiose ne commençant que l’englobement terminé ; or l’acte essentiel qui permettrait aux globules blancs d’être appelés phagocytes ne se produit pas. Les polynucléaires sont tués, se désagrègent, tandis que le bacille reste intact, les monocucléaires, agents plus résistants, viennent
j'dis
à l’aide des polynucléaires. En présence du bacille tuberculeux, ils subissent le même sort que leurs devanciers, Les bacilles se multiplient, se généralisent et le pigeon, meurt avec des lésions de tuberculose généralisée.
Parcontre, vis-à-vis du bacille tuberculeux humain,
le pigeon ou la poule se montrent résistants. Le rôle
des polynucléaires, bien que primitif, est peu important, les mononucléaires sont les principaux agents de cette résistance, ils entourent le bacille et forment des cellules géantes, le bloquent et empêchent sa dissémination. Le bacille est-il digéré par ces mononucléaires ? Metchnikoff n’en parle pas.