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Sirop de. Raifort composé, ou Antiscorbutique

Prenez : Feuilles fraîches de cochléaria, une livre, ou .'ioo

De trèfle d’eau, une livre, ou • • •

De cresson de fontaine , une livre , ou 5oo

Racine de raifort sauvage, une livre, ou 5oo

Oranges amères, une livre, ou 5oo

Canelle, une once et demie, ou 4^

Mettez les herbes hachées , les oranges et la canelle coupées en petits morceaux dans une cucurbitc d etain , et versez dessus

Vin blanc généreux, quatre livres, ou 2,000

Placez de suite le chapiteau, lutez-Ie bien, et laissez le tout macérer pendant deux jours. Distillez au bain-marie, jusqu’à ce que vous ayez obtenu de

Liqueur alcoholique et aromatique, une livre, ou. . 5oo Avec laquelle, et

Sucre blanc, le double , c’est-à-dire deux livres , ou. 1,000 Vous ferez un sirop au bain-marie et dans un vaisseau clos. Passez, sans exprimer, la liqueur qui reste dans la cucnrbite, laissez-la déposer, décantcz-la, et faites-la cuire avec

Sucre blanc, deux livres , ou i,oo

jusqu’à consistance d’un sirop, que vous clarifierez avec du blanc d’œuf, et que vous mêlerez avec le précédent lorsqu’il ne sera plus que tiède.

Conservez ce^'rop dans des bouteilles bien bouchées.

ÜBÿ. La somme des médicamens y sera de. . . . 2,55o

Celle de sirop aïomatique et légèrement alcoholi-

que, de

Celle de tout le sirop , environ de. . . 3,ooo

[Quand on distille dans des vases métalliques, ceux-ci sont noircis très'fortement. Cet effet, dû au soufre que renferment les plantes crucifères, n’aurait pas lieu dans un appareil de verre, d’apres les observations publiées par MM. Henry fils et Garot (Journal de Chimie médicale, tom. I), sur l’état du soufre dans quelques crucifères, état qu’ils ont reconnu être celui d’une combinaison acide avec l’hydrogène, le carbone, l’azote et l’oxygène, et qu’ils ont nommé acide sulfo-sinapique. Le soufre se sépare de ce corps quand on met ce dernier chaud en contact avec les métaux tels que l’étain et l’argent, et c’est ce qui produit la coloration noire citée plus haut.

Il est probable que si on désirait conserver dans le liquide distillé l’acide non altéré avec l’huile volatile active, il serait bon de n’agir que dans un vase distillatoire de verre.

Il est bien important de laisser déposer la liqueur prove'nant du résidu de la distillation ; car il s’en sépare des flocons gris qui troubleraient le sirop, et y formeraient un précipité abondant, si on ne les enlevait pas.

M. Portai a donné la recette d’un sirop presque semblable, connu sous son nom. Le voici :

Sucre en pain

Racine de gentiane, . . .

— de garance. . . .

Extrait de quinquina. . .

Racine de raifort sauvage, Cresson. I

Gochléaria. )

Sublimé corrosif. . . . .

. 4 livres ou

• 1 once

. 4 gros

. 4 gros

. 1 once

. 4 gros

. 4 grains.

On fait deux sirops, l’un avec le produit de la décoction des racines sèches et du quinquina ; l’autre au bain-marie, avec le suc des plantes antiscorbutiques. On les mêle, et on y ajoute le sel mercuriel. ]

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