I. Mellite simple, ou Sirop de Miel
Prenez : Miel bien blanc, six livres , ou 3, 000
Eau commune, une livre et demie, ou yào
Carbonate de chaux lavé et pulvérisé, trois onces, ou. 96
Mettez le miel et le carbonate ensemble dans une bassine d’argent, et faites-les bouillir pendant deux ou trois minutes.
Ajoutez alors du charbon ( le charbon animal est préférable) réduit en poudre, lavé et ensuite séché à l’air
libre, six onces , ou 19'-*
Deux blancs d’œufs battus dans
Eau, une livre, ou
Faites bouillir jusqu’à consistance sirupeuse. Retirez la bassine du feu, laissez la liqueur reposer pendant un quart-d’heure, et passez-la ensuite à la chausse.
Obs. Si l’on veut obtenir un sirop bien pur, il faut repasser à la chausse la partie qni a coulé la première, et qui entraîne toujours quelques particules de charbon.
La quantité du sirop sera environ de l^,ooo
[On se sert aussi quelquefois d’un peu de chaux cuite au lieu de carbonate. Ces deux corps sont au reste très-nécessaires quand les miels, ayant éprouvé un mouvement de fermentation, sont devenus acides.
3oo PHARMACOPÉE
Il arrive certaines époques dans l’année où les miels entrent i en fermentation, etf^ans lesquels il se forme une matière floconneuse ou gélatineuse, souvent très-abondante, qui s’oppose à leur clariûcalion. L’usage de la chaux et du charbon sont ici as- ; sez avantageux pour remédier en partie à cet inconvénient. !
Enfin , comme les miels contiennent souvent de la cire, U est bon de passer ù froid, à travers une étamine, les sirops qn’on en a obtenus, et qui sont troublés par le refroidissement.]