Pâte de Réglisse anisée
Prenez : Extrait de réglisse très-pur , une livre, ou
Gomme du Sénégal, deux livres, ou
Sucre blanc, une livre, ou
Racine d’iris de Florence, réduite en poudre, un
gros, ou • • • • • • •
Huile essentielle de semences d’anis ; environ vingt-
quatre grains, ou
Dissolvez la gomme dans une quantité suffisante d’eau. Passez la solution, laissez-Ia déposer, et, après l’avoir décantée, ajoutez l’extrait de réglisse 5 puis évaporez, a. feu doux, jusqu è consistance de miel 5 ajoutez alors la poudre d’iris; continuez l’évaporation, et, quand la masse aura pris la consistance d’un extrait, incorporez-y enfin l’huile d’anis mêlée avec le sucre.
Cette pâte doit, au reste , être séchée de la même manière que celle de jujubes.
[Il faut toujours laver la gomme, comme on l’a indiqué plus haut, avant de la faire dissoudre.
Pâte de Lichen.
On pourrait aussi couler cette pâté cuite en consistance , sur un marbre ou dans des moules de fer-blanc légèrement huilés, au lieu de l’abandonner à l’étuve pendant plusieurs jours.
On emploie beaucoup la pâte dite de lichen.
11 existe plusieurs recettes pour la préparer; mais nous nous contenterons de citer la formule qui est adoptée à la pharmacie centrale. On prend :
Lichen d’Islande 1
Sucre en pain 4
Gomme Sénégal 4
Extrait d’opium gommeux 8 gram.
Eau de fleurs d’oranger aSo
On fait d’abord bouillir quelque temps le lichen dans l’eau ; puis on rejette cette première décoction, qui est toujours amère et très-âcre. On fait alors bouillir fortement ce lichen de nouveau , et le décoctum , passé à travers un linge , est mêlé au solutum de gomme et de sucre, qui ont été faits à part. On évapore à une douce chaleur, en remuant sans ce.sse, et quand la masse a acquis une consistance de miel épais, on y ajoute l'extrait d’opium , dissous dans une partie de l’eau de fleurs d’oranger. On continue l’évaporation en agitant plus fortement, et après l’addition de toute l’eau aromatique ^ on cuit jusqu’à ce que la pâte n’adhère plus à la main ; on lacoule alors dans des moules de fer-blanc. Elle est opaque; quelques praticiens la font transparente, mais alors ils font évaporer le décoctum sans l’agiter, comme pour la pâte de jujubes.]
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ARTICLE IV
Des Conserves.
On désigne sous le nom de conserves toutes Jes pulpes préparées, soit avec des fruits, soit avec des herbes ou des fleurs fraîches, soit avec des poudres d’herbes délayées dans suffisante quantité d’eau, et auxquelles on ajoute du sucre pour les rendre agréables. Presque toujours les conserves sont molles , et ressemblent a du miel pour la consistance ^ mais quelquefois, cependant, elles sont assez sèches pour être cassantes comme du sucre. La plupart s’altèrent facilement , de manière qu’on n’en doit préparer que fort peu à-la-fois.
Conserve de Roses rouges fraîches.
Prenez : Pétales frais de roses rouges , dont l’onglet
a été coupé i5o
Sucre blanc réduit en poudre 3oo
Pilez ensemble dans un mortier de marbre, avec un pilon de bois, afin d’obtenir une pulpe très-fine, que vous passerez au tamis de crin , à Paide d’une spatule à pulper.
A cette pulpe ajoutez
Sucre blanc, cuit en consistance d’électuairc, et un
peu refroidi 1,200
Mêlez avec soin, et la conserve sera faite.
Les pétales de roses sont à la masse totale dans la proportion de 1 à i »
^ On prépare de la même manière toutes les conserves d’herbes et de fleurs fraîches.