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Pulpe de Cynorrhodon

Prenez : Fruits de rosier sauvage déjà rouges, mais non encore pleinement mûrs i6

Coupez le calice au sommet et le pédoncule à la ba.se , enlevez les semences et les poils intérieurs , mettez le reste dans un vase de faïence , et versez dessus vin blanc généreux. 2 Mêlez intimement, au moyen d’une spatule de bois ou d’ivoire, et laissez macérer pendant deux ou trois jours jusqu’à ramollissement complet. Pilez alors dans un mortier de marbre avec un pilon de bois; passez à travers un tamis de soie serré, et la pulpe sera faite.

ARTICLE V

Du Petit-Lait.

Prenez t Lait de vache ou de tout autre animal. . . 2000,00

Mettez-le dans un vase de terre ou d’argent (1), avec présure de veau délayée dans un peu d’eau. .. . a,5o Placez le vase sur des cendres chaudes , et , dès que le lait commencera à se cailler, augmentez graduellement la chaleur, de manière seulement que la liqueur ne bouille pas, et que la partie caséeuse se rapproche de plus en pius. Transvasez le sérum, mettez le caillé égoutter Sur un clayon d’osier, et recueillez le liquide qui en sort pour le mêler à l’autre.

Le petit-lait ainsi obtenu est trouble et blanchâtre :

on le claEiSe de la manière suivantè :

Prenez pour quatije livres de petit-lait, ou 2000,00

Blancs d’œufs frais. . .■ 0°. 3

Tartrateacidulede potasse, vingt-quatre grains, ou. i,a5

Mêlez d’aborcPet battez les blancs d’œufs avec une faible quantité de petit-lait; ajoutez ensuite le restant du sérum, et

(1) On peut ee servir aussi d’un vase de cuivre étamê , ou de cuivre janné.

FRANÇAISE. 2o5

faites bouillir le tout : dès que l’ébullition commencera, jetcK peu-li-peu le tartrate en agitant la liqueur. Aussitôt ^iie eelle^t commence à devenir claire et limpide, on la passe a travers un

linge, et ensuite à travers du papier gris.

[Il faut avoir soin de laver à l’eau tiède le papier gns, pour

lui ôter son odeur. , i i -,

On peut aussi faire très-bien le petit-lait, en a)Outant dans le lait en ébullition un filet de vinaigre et agissantdemême.pourlereste. Il faut toutefois que le petit-lait ne soit pas plus acide que lorsqu’on suit le premier procédé. Le lait étant souvent de mauvaise qualité , et altéré par des additions soit de jaunes d’œufs , soit de farine, plusieurs praticiens ont tenté de remplacer le petit-^lait par des mélanges rafraîchissans et de composition très-variable. Ces ccxïîposès, toujours incapables de nuire à réconomie animale, doivent être la plupart dû temps rejetés, car iis ne remplissent qu’inûdèleraent riqWntion du médecin.],

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