CHAPITRE IX
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Dans les guerres maritimes, la capture des bâtiments de la marine commerciale par les vaisseaux de guerre et par les bâtiments armés en course est un des principaux moyens de nuire à l'ennemi. ( Voir Livre I, titre III, § 24.)
Au Livre I, titre III, § â6 nous nous sommes expliqué sur la moralité des armements en course ; nous nous sommes prononcé contre l'einploi, par les gouvernements, d'une mesure que repousse la justice, mais que l'usage a consacré: Dura lex, sed lex. *)
M « PMir compléter ce grand ouvrage de la rôorganisaiion européenne.
«l'empereur de Russie devait s'adresser à tous les savants de l'Europe, et lew detimanàer «a coàe du droit de* cent, comprenant un nouveau droit maritime. Il était, a disait-on , inhumain , barbare , , qu'une nation déclarât la guerre sans avoir , au- « paravant, subi Tarbitrage d'un État voisin et désintéressé , et surtout qu'une nation c commençât les hostilités contre une autre sans déclaration préalable de guerre, «ainsi que venait de faire l'Angleterre à l'égard de l'Espagne (votr chap. XI}, et que «d'innocents commerçants se trouvassent ruinés ou privés de leur liberté par une « espèce de guetapens. U était intolérable encore que les nations neutres fussent « victimes des fureurs de Puissances rivales et ne pussent traverser les niers , sans
«être exposées aux conséquences d'une lutte qui leur était étrangère » (Livre
XXI de ÏHittoire du Consulat et de V Empire par M. Thiers.) — Ces principes- en ce qui concerne la liberté des mers pour tous , en temps de guerre , sont ceux que nous professons et que nous avons exprimés dans plusieurs chapitres de cet ouvrage.