CHAPITRE X
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Lettres de représaiUes.
Nous avons dit que les représailles ne peuvent être- exercées que par Fautorité souveraine, et qu'à elle seule d'ailleurs appartient de juger s'il convient ou non de les permettre à des particuliers.
L'histoire de l'administration de Gromwell fournit un exemple remarquable de représailles , que Gérard de Rayoeval rapporte dans son ouvrage sur les institutions du droit de la nature et des gens.
Un bâtiment marchand anglais fut enlevé injustement dans le Canal, conduit à St.-Malo, et confisqué. Le maître du bâtiment, qui était un Quaker, présenta une pétition au Protecteur séant en son conseil, pour obtenir justice.
Cromwell lui donna ordre de se représenter le lendemain matin; il l'interrogea rigoureusement sur toutes les circonstances du fait, et, convaincu que le réclamant n'avait pas fait un commerce illicite, il lui demanda s'il pouvait se rendre à Paris pour y porter une lettre ; sur la réponse affirmative , Cromwell lui dit : « Préparez- vous pour votre voyage et revenez demain.»
Cromwell remit effectivement au Quaker une lettre pour le cardinal Mazarin, et lui prescrivit d'attendre la réponse pendant trois jours, « J'entends » , ajouta-t-il , « que la réponse sera le « paiement de la valeur de votre bâtiment et de la cargaison ; et
M Voir Livre I, litre II, § 51, et Livre II, chap. XXXI — AboUUon de la traite des noirs.