‹ Phénomènes électriques de l'atmosphèreChapitre 20 sur 33 · RELATIONS DE T · texte numérisé non relu

RELATIONS DE T

jecteur Gifrard,eii même temps que l'eau du fiel tourbilUmnaU violemment autour de la coloi aspirée.

Qyand le météore, après avoir traversé le fleu' passa sur une vaste grève, il souleva le sable tourbillons comme il avait soulevé l'eau ; il t versa l'île de la Loire, puis se dissipa complè ment.

Mon collègue, M. Pillet, professeur de matl matiques au lycée de Tours, vit de chez lui la f mation et la marche du météore, à une distance 5500 mètres. Au moment où il contemplait bizarres oscillations de la longue queue de trombe qui s'allongeait vers le sol, et remoni vers le nuage, il vit tout d'un coup une colon sinueuse, blanchâtre et transparente, réunir nuage au sol, puis cette colonne noircir progrei ■vement de bas en haut. La poussière, l'eau ou sable qui rendaient ainsi cette colonne opaqi s'ékvaieni donc évidemment de bas en haut.

Un des voyageurs de l'omnibus de Vouvt s'exprima ainsi : L'eau était animée, au bas de

colonne, d'un mouvemetit gyratoire très violent, comme si elle eût été dans un seau et qu'on lui eût imprimé un mouvement rapide avec la main, et elle fut aspirée avec une telle force qu'elle montait en fumée.

Le 14 septembre 1876, M.Joseph Lafosse a observé une trombe au large de la baie des Veys (Manche).

Le temps était couvert, un gros nuage obscur occupait le zénith ; de ce nuage descendait une traînée légèrement oblique, une sorte de queue prolongée en pointe vers la mer. Avec une lorgnette, cet appendice offrait l'aspect d'un cylindre creux dans son milieu. La trombe augmentait insensiblement de longueur. M. Lafosse vit alors distinctement une sorte de cône nuageux qui s'élevait de la mer et montait vers la pointe de la trombe,

La durée du phénomène a été d'une petite demiheure ; la teinte foncée de Tappendice s'est amoindrie peu à peu et finit par disparaître. La trombe

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