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cercles lumineux ou à des couronnes, soit simples, soit doubles et concentriques *.
On retrouve ainsi le jeu des rayons des aurores, et le globe ovoïde, de couleur jaune pâle, formé par les innombrablesfilets lumineux, dont les piedssont constamment agités et produisent les figures cidessus, peut être assimilé lui-même, malgré Texiguïté des proportions, à la coupole des aurores, de même que les couronnes lumineuses paraissent correspondre aux couronnes boréales.
Toutes les aurores n'ont pas, comme on Ta vu par les descriptions citées, cette apparence de coupole et de couronnes boréales complètes. Les plus communes sont celles qui se présentent sous la forme d'arcs, frangés de rayons brillants, animés d'un mouvement ondulatoire, et nous avons décrit plus haut (voir pages 138 et 139) les phénomènes qui leur sont analogues.
La lumière des aurores a, du reste, été déjà com-
1 Nous avons déjà mentionné plus haut quelques-uns de ces effets, à l'occasion de l'étude de la foudre globulaire qui résulte également d'un abondant écoulement local d'électricité. (§ 4, p. 17 et i3.)
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parée à celle de Tare voltaïque. MM. Becquerel ont écrit, à ce sujet, dans leur Traité d'èlectrkiû et de magnétisme :
« On ne peut s'empêcher de reconnaître que les rayons ou colonnes des aurores polaires, obéissant à l'action du magnétisme terrestre, ont de Tanalogie avec les jets Jumineux produits dans l'expérience de Davy, lorsqu'on fait passer dans le vide, entre deux pointes de charbon, la décharge d'une forte batterie voltaïque. 11 pourrait donc se faire que les rayons lumineux de l'aurore fussent des traînées de matières gazeuses, transportées par l'électricité et capables de prendre toutes les formes, mais avec cette condition toutefois, que les recompositions se fissent perpendiculairement à Taiguille d'inclinaison*. »
11 reste néanmoins à fournir un critérium important, sur lequel M. Piazzi Smyth a bien voulu appeler depuis longtemps notre attention ^, ainsi que
i Becquerel et Edmond Becquerel, Traité (Vélectricité et de magnétisme, t. I, p. 447. Paris, F. Didot, 1855.
2 Par une lettre, datée du 23 novembre 1876.
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celle de MM. Warren de la Rue et Hugo W. Mûller * qui, de leur côté, ont signalé, en 1 880, des analogies importantes entre les eflFets de la décharge de leur pile de 1 1 000 éléments et les aurores boréales*.
Ce critérium consisterait à rechercher si le spectre de la lumière jaune pâle produite dans nos expériences, présente la raie jaune-citron d'Angstrôm, qui caractérise le spe'ctre de la lumière des aurores polaires.
Cette expérience est délicate et difficile, d'une part, à cause de la durée limitée de la décharge de nos batteries secondaires qui ne permet pas une observation très longtemps prolongée, et d'autre part, à cause du trouble que peut apporter dans
i Piazzi Smyth, Sur une expérience indispensable à faire au sujei des aurores polaires, (Nature anglaise, 27 mai 1880, t. XXII, p. 76.)
2 Dans un très intéressant mémoire sur ce sujet, lu à la Société royale de Londres, MM. de la Rue et Mùller ont conclu de leurs expériences que les couleurs si variées des aurores polaires pouvaient s'expliquer par le degré plus ou moins grand de raréfaction de la région de Tatmosphère dans laquelle elles se produisent, et qu'on pouvait même ainsi, d'après ces couleurs, se faire une idée approximative de la hauteur des aurores. (Nature anglaise, 13 mai 1880, t. XXII, p. 33.) .
G. Plaktb, Phén. électriq. 20
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les observations la lumière provenant du métal formant rélectrode. Sans doute, on pourrait employer comme nous l'avons déjà fait, une électrode non métallique, formée soit de papier humecté d'eau distillée, soit d'amiante humide ; mais dans ce cas, le papier tendant à se carboniser et l'amiante pouvant donner, par sa fusion partielle, la lumière que nous avons qualifié d'èlectrosilicique, peuvent rendre difficile l'observation du spectre de la lumière due au simple passage de la décharge au travers de l'air humide.
Quoi qu'il en soit, nous ne perdons pas de vue ce desideratum, et nous poursuivrons cette recherche, dès que cela nous sera possible, de même que nous serons heureux de la voir réaliser par ceux qui ont aujourd'hui à leur disposition des machines dynamo-électriques pouvant donner un courant voltaïque prolongé de haute tension.
Parmi les aurores en forme de coupole lumineuse, nous signalerons encore Tune des six aurores observées par M. Piazzî Smyth à Edimbourg, ;
RELATIONS D'aURORES POLAIRES 307
et représentées par des planches chromolithographiées dans le quatorzième volume des Annales de r Observatoire royal d'Edimbourg (pi. V, VI et VU). Les cinq autres aurores sont formées d arcs simples ou multiples frangés de rayons brillants.
Les aurores polaires se produisent quelquefois à des hauteurs si grandes dans l'atmosphère qu'elles peuvent être vues dans des lieux très éloignés des pôles. Plusieurs aurores remarquables ont été observées en Angleterre, en France, etc., et décrites par MM. Rand CapronS Camille Flammarion^ Amédée Guillemin^, etc.
Exemple dune forme bizarre d'aurore boréale.
M. Lemstrôm a signalé encore'* « une aurore
• 1 Aurorœ, their cbaraciers and specira^ par G. Rand Capron. Londres, Spon, 1880.
« Camille Flammarion, VAhnospbere, p. 769. Paris, Hachette, 1874. 3 Àmédée Guillemin. Le Monde physique, p. 107. Paris, Hachette
S. Lemstrôm, L'Aurore boréale, p. 10, p. IH.
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boréale de forme bi:{arre, observée au presbytère d'Enare.le i6 novembre 1871. Cette fois, le phénomène a pris la forme d'un voile rouge replié en
bucole, dont la convexité se trouvait au zénith, tandis que les deux extrémités du voile, tirant légèrement sur le jaune et le vert, ondoyaient vers l'est et l'ouest. »
En reproduisant les contours de cette aurore
RELATIONS DAURORES POLAIRES 309
(ftg. 49), d'après la planche de l'ouvrage de M. Lemstrom, nous ferons remarquer sa ressemblance avec l'éclair replié sur lui-même en forme de folium de Descartes, que nous avons observé
pendant l'orage du 1 8 août 1876 (voir § 32, p.6i) et signalé en même temps que les éclairs en chapelet '^. Nous représentons ici (fig. 50) la forme de cet éclair*.
I Recbertbei sur VêltclricUr, 1879, § 188.
>On ) vuiussidcscclaincn tatmeit Uwaixale. — M.J. Lawrence