‹ PhidiasChapitre 20 sur 56 · Murray, History of greek sculpture, t. II, pl. XI · texte numérisé non relu

Murray, History of greek sculpture, t. II, pl. XI

3. Koehlcr : MiWieilungen des arch. Inst. in Athen, t. V, p. .89. Cf. Schreibcr, Athcna Parthénos, p. 628.

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se décida à placer une colonne en guise de support sous la main droite de la déesse; on sacrifia l'esthétique à la sécurité.

Il n'est pas douteux que l'effet général de la statue chryséléphantine ait été d'une extrême richesse. Qu'on imagine en effet cette statue colossale, avec les parties nues exécutées en ivoire, les yeux en pierres précieuses, le vêtement en or, le bouclier orné de reliefs d'ivoire sur

fond d'or et d'un gorgonéion en argent doré, le casque, le serpent en bronze doré, la base décorée de riches incrustations : tout cela devait former un ensemble dont nous avons peine à nous figurer l'éclat. Dans quelle mesure l'éclairage du temple pouvait-il adoucir l'opposition de l'or et de l'ivoire, et atténuer le brillant de ces grandes masses métalliques ? Gomment, par l'emploi des ors verts ou pâles, Phidias avait-il su éviter la monotonie et varier les nuances ? L'ivoire avait-il reçu une coloration discrète, destinée à en réchauffer le ton ? Autant de questions sur lesquelles on peut discuter à l'infini, sans sortir du domaine de l'hypothèse. Nous ne savons pas davantage Comment l'antiquité jugeait

j>G LES ARTISTES CELEBRES

l'Athéna Parthénos, et si elle y reconnaissait les mêmes beautés que dans le Zeus d'Olympie. Les textes font allusion à la grandeur et à la richesse de la statue, mais aucun témoignage précis ne peut guider notre appréciation. Ce qui est certain, c'est que des copies multiples attestent la renommée de la statue chryséléphantine du Parthénon : les artistes grecs n'ont pas cessé de s'en inspirer, comme du type le plus parfait de la vierge divine décrite par Homère.

ATHÉNA parthénos.

Médaillon d'or7 trouvé en Crimée.

iMusée de l'Ermitage, à Saint-Pétersbourg.)

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