‹ PhidiasChapitre 41 sur 56 · Mùller-Strùbing, Mémoire cité, p · texte numérisé non relu

Mùller-Strùbing, Mémoire cité, p

2. Voir les Ausgrabungen aus Olympia. Cf. Boetticher, Olympia (Berlin, i885)

3. Furtwaengler, Bron^efunde aus Olympia, p. 104. Cf. Purgold : Arch. Zeitung, 1882, p. 179 et suivantes.

Centaures et des Lapithes.Le fronton est, montrant Pélops et Œnomaos prêts à monter sur leurs chars et à engager la lutte de vitesse imposée aux prétendants d'Hippodamie, serait, d'après le voyageur grec, l'œuvre de Paionios de Mendé. Depuis que la découverte des marbres originaux a permis une étude précise des frontons, tous les archéologues ont été frappés du caractère archaïque dont ils sont empreints. On a pu mettre en question l'autorité du témoignage de Pausanias, et douter qu'Alcamènes, l'émule de Phidias, ait exécuté ces figures d'un style inégal, d'une facture souvent rapide et négligée. Nous n'avons pas ici à rouvrir le débat, et à discuter les théories fort opposées qui se sont produites {. Remarquons seulement que ces traces d'archaïsme si manifestes ne permettent pas de placer l'exécution des frontons d'Olympie après celle des marbres du Parthénon. Qu'on y reconnaisse des œuvres de jeunesse d'Alcamènes et de Paionios, ou qu'on les attribue à une école de sculpteurs péloponnésiens, un fait tout au moins est certain, c'est que les frontons étaient déjà en place quand Phidias arrivait à Olympie. Il faut renoncer à y voir un ensemble de sculptures décoratives exécutées par son école, et sous sa direction.

La présence du maître athénien et de ses élèves n'a donc pu exercer aucune influence sur la décoration extérieure du temple, certainement achevée en 436. Cependant les artistes athéniens qui l'accompagnaient ont laissé à Olympie d'autres traces de leur passage. Phidias amenait avec lui son frère, le peintre Panainos, qui devait concourir à la décoration de la statue de Zeus, et un de ses élèves de prédilection, Colotès, habile toreuticien, connaissant tous les secrets de la technique propre à la statuaire chryséléphantine. Pline lui attribue une part de collaboration dans la statue du Zeus Olympien 2, et c'est pendant son séjour en Elide qu'il exécuta son chef-d'œuvre de marqueterie, c'est-à-dire la table d'ivoire incrustée d'or, placée dans l'Héraion,où les vainqueurs aux jeux Olympiques déposaient, à titre d'offrande, la couronne d'olivier qu'ils avaient reçue en prix 3. L'atelier de Phidias se reconstituait donc à Olympie. Le vieux maître y retrouvait des collaborateurs exercés, rompus

1. M. Kékulé a proposé de rattacher les frontons d'Olympie à la sculpture sicilienne. (Arch. Zeitung, 1 883, p. 241.) Cf. Friederichs-Wolters, Gipsabgiïsse antiker Bildwerke, p. 1 35.

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